7. — Et le dernier jour viendra comme un voleur pendant la nuit.
8. — Je m’appuie sur le travail, et je fais des choses pour les autres.
9. — Le long des murs de l’atelier sont debout les tranches charnues et odorantes des arbres.
10. — J’aime le bois, avec sa dure chair écorchée, et les différences de l’un à l’autre.
11. — Par la porte ouverte, je vois les passants qui vont s’effaçant, dévorés par le blanc du ciel.
12. — Et, accroupie, la vieille qui tourne le fil.
13. — Car ses mains sont deux araignées.
14. — Et aucun petit travail n’est petit.
15. — Il ne faut jamais se mettre en colère dans le travail ni avoir de l’impatience. Ou alors, la main devient ivre et l’on n’est pas heureux. Le bon ouvrier est celui qui a conquis le calme. Il ne faut pas que le bois et l’outil se disputent, mais que ce soit entre eux une conversation. Et quand on a fait quelque chose, on voit que cela est bon. Et on est récompensé par la présence de ce qui est fini.
16. — J’ai porté chez des gens des tables et des coffres, et des lits, ces choses qui ont un ventre, et ai pénétré dans les maisons, qui sont, chacune à sa manière, attiédies par des respirations, et de seuil en seuil, je recevais l’image de la ressemblance et de la différence de nous tous.