26. — Et alors tu résous les questions déchirantes, en fermant les yeux, et tu es tranquille en fermant les yeux, et tu vis à tâtons le moment présent.
27. — Et la parole sur toi est la semence qui pousse un peu sur les pierres, et meurt. Alors tu attends, tu es partagé, tu balances. Et quand les puissants du jour disent : Dieu, ou : Notre Race, ou : Bon Droit, tu réponds : Très bien, cela suffit ! Et tu es un pauvre menteur.
28. — Et tu es légion.
29. — Et Nicodème disait : Comment cela ? et la lumière qui étoilait la table, et illuminait les joues et les yeux de ce Juif qui se débattait, lui faisait au mur caverneux des ailes d’ange noir, et le bruit du vent, à travers les murs, soufflait sur lui.
30. — Lui : On entend le vent qui passe.
31. — Moi : Oui, mais on ne sait pas d’où il vient.
32. — Et je m’écriai et je dis : Quand je dis que l’esprit est en nous, je ne dis pas qu’il est clôturé en nous, mais je dis qu’il commence en nous.
33. — Car pour dégager l’esprit, ce qui veut dire : pour comprendre le monde dans l’homme et l’homme dans le monde, il faut se débarrasser de toutes les idoles.
34. — Car cela est mort.
35. — Et l’esprit c’est la vie éternelle.