Il fait un geste circulaire pour me montrer toute cette absence qui l’entoure...

—Faut pas rester ici trop longtemps, mon vieux. Le brouillard se lève, tu sais.

Il se met debout avec un effort.

—Allons...

Le plus grave est à faire. Sa maison...

Il hésite, s’oriente, va...

—C’est là... Non, j’ai dépassé. C’est pas là. J’sais pas où c’est—où c’que c’était. Ah! malheur, misère!

Il se tord les mains, en proie au désespoir, se tient difficilement debout au milieu des plâtras et des madriers. A un moment, perdu dans cette plaine encombrée, sans repères, il regarde en l’air pour chercher, comme un enfant inconscient, comme un fou. Il cherche l’intimité de ses chambres éparpillée dans l’espace infini, la forme et le demi-jour intérieurs jetés au vent!

Après plusieurs va-et-vient, il s’arrête à un endroit, se recule un peu.

—C’était là. Y a pas d’erreur. Vois-tu: c’est c’te pierre-là qui m’fait reconnaître. Il y avait un soupirail. On voit la trace d’une barre de fer du soupirail avant qu’i’ se soit envolé.