—Plus souvent, dit Lamuse, que tu m’voiras mett’ mon quart dans m’poche. C’t’une idée à la graisse d’hérisson et à la mormoelle d’oie, ni plus ni moins, j’préfère beaucoup mieux l’amurer à ma bretelle de suspension avec un crochet.

—Attaché à un bouton d’la capote, comme le sachet à masque, c’est plus mieux. Pa’ce que suppose que t’ôtes ton équipement, alors t’es vert si justement i’passe du vin.

—Moi, j’ai un quart boche, dit Barque. C’est plat, ça s’met dans la poche de côté, si on veut, et ça entre très bien dans la cartouchière, un coup qu’t’as foutu tes cartouches en l’air, ou qu’tu les as carrées dans ta musette.

—Un quart boche, c’est ça qu’est pas extra, dit Pépin. Ça tient pas d’bout. Ça sert juste à encombrer.

—Attends voir, bec d’asticot, dit Tirette qui ne manque pas de psychologie: cette fois-ci, si on attaque comme le juteux a eu l’air de nous l’casser, tu en trouv’ras p’têt un, d’quart boche, et alors, c’est ça qui s’ra extra!

—L’juteux a dit ça, observe Eudore, mais i’ sait pas.

—Ça contient plus qu’un quart, l’quart boche, remarque Cocon, vu qu’la contenance du quart juste, elle est marquée d’un trait aux trois quarts du quart. Et t’es toujours avantageux d’en avoir un grand, parce que si t’as un quart qui tient juste un quart, pour que tu ayes un quart de jus, de vin, ou d’eau bénite ou d’n’importe quoi, i’ faut qu’on l’emplisse rasibus et on l’fait jamais dans les distrib, et, si on l’fait, tu l’renverses.

—J’te crois qu’on l’fait plutôt pas, dit Paradis, outré quand il évoquait ces procédés. L’ fourrier i’ sert en foutant l’ doigt dans l’quart, et il a collé deux gnons sur l’ cul du quart. Total, t’es fabriqué du tiers, et tu t’accroches trois belles ceintures l’une sur l’autre.

—Oui, dit Barque, c’est vrai. Mais faut pas non plus un quart trop grand, parc’qu’alors celui qui t’sert, i’ s’méfie; i’ t’en fout une goutte avec la tremblote, et pour ne pas t’en donner plus que la m’sure, i’ t’en donne moins, et tu t’mets la tringle, avec ta soupière dans les pattes.

Cependant, Volpatte remettait un à un dans ses poches les objets dont il avait composé un étalage. Arrivé au porte-monnaie, il le considéra d’un air plein de pitié.