Dans les blés.

II
MA PREMIÈRE AMIE

Les blés d’alentour mûrs avant que la nitée

Se trouvât assez forte encor

Pour voler et prendre l’essor,

De mille soins divers l’alouette agitée

S’en va chercher pâture, avertit ses enfants

D’être toujours au guet et faire sentinelle...

(La Fontaine.)

Au loin s’étendait la plaine, couverte en partie de moissons dorées étendues par endroits, tandis qu’en d’autres parties les épis, couchés à terre en longues traînées, laissaient le sol à découvert. De place en place, de grands espaces verts m’indiquaient des pâturages; quelques haies, quelques arbres le long des chemins rompaient seuls l’uniformité de ce magnifique spectacle. Au-dessus, un ciel bleu, limpide, sans nuages, et partout les brûlants rayons du soleil de juillet.