—Et comment faites-vous, s’il vous plaît?
—Rien n’est plus simple. Nous montons dans un arbre, d’autant plus haut qu’il doit faire plus beau le lendemain et les jours suivants. Si le paysan ou le jardinier entend notre petite chanson, il lève les yeux:
«Ah! ah! voilà la gadille... Où est-elle?... Tiens! elle est au haut du poirier: il fera beau demain et d’ici la fin de la semaine... Ah! la coquine, elle est sur les branches basses!... C’est de l’eau pour tantôt ou pour la nuit...» Et il s’arrange en conséquence.
—Je vous en fais mon compliment. Et, dites-moi, s’il vous plaît, comment apprenez-vous ces belles choses?
—Nous n’en savons rien; pas plus que vous, au reste.
—Comment? Que nous?... Mais nous ne sommes les baromètres de personne...
—Pardonnez-moi! Vous aussi...
—Ah! par exemple.
—Laissez-moi parler; vous en conviendrez tout à l’heure. Qui est-ce qui vous pousse à piailler plus ou moins souvent que d’habitude?
—Mais...