I
UNE RAZZIA D’ESCLAVES.

—Il est temps de partir! Taratantara!!...

—Alerte! Taratantara!!!

La fourmilière est couverte de soldats qui brandissent au soleil leurs mandibules brillantes et acérées. C’est un va-et-vient indescriptible... Quelle belle mêlée!... Quel beau départ! Vive la guerre!...

Nous sommes au moins trois cents, tous animés du plus grand courage! Hourra!! Vive la guerre! au carnage!... au butin!!...

Mais il est temps de nous mettre en marche. Amis, à nos rangs! Taratantara!!...

Et l’armée se rassemble sur quinze, vingt de front; elle descend comme un fleuve qui s’épanche, elle quitte le monticule qui forme notre demeure et s’étend dans la plaine... La plaine, c’est un sentier formé par les hommes et qui passe à côté, en dessous de notre nid. Mais nous n’avons pas fait dix pas sur le chemin de la guerre, que nous rencontrons des éclaireurs qui ont reconnu le chemin et nous guident vers l’ennemi.

—Quel ennemi? me direz-vous.