Il sort de là une huile blanche, inodore et des plus fines, également exportée pour servir à la confection des meilleurs savons, et à l'usage des phares, machines et autres objets[2].

14 avril.—Sur le rapport du capitaine Dickson, le gouvernement a envoyé un vapeur à la recherche des naufragés du Greenland. Il est revenu ce matin, sans avoir rien découvert.

Ils étaient cent trente hommes!

On ne se rappelle pas de semblable catastrophe.

De tous les loups-mariniers rentrés au port, c'est le French Shore qui a fait la pêche la plus rapide et la plus abondante.

Il y en a deux que les glaces ont retenus dix jours entiers tout près d'ici et qui n'ont rapporté chacun que deux ou trois cents phoques. Ils se préparent du reste à repartir. Le French Shore reprend aussi la mer demain matin, pour tenter de nouveau la fortune.

Cette fois on va avoir affaire à des phoques adultes qui savent nager et n'attendront pas patiemment qu'on vienne les assommer pour les déshabiller. Aussi le bâton est-il suppléé par le fusil.

15 avril.—Dieu soit loué! Ils sont soixante-dix, de l'équipage du Greenland, qui sont arrivés ce matin à bord d'un voilier. Quarante-trois autres ont été recueillis par un second navire à voile et sont en route pour Saint-Jean.

D'après leur rapport, les vingt-sept hommes, y compris le capitaine, qui restaient à bord ont péri avec le steamer.

Quant aux survivants, ils avaient été sauvés dès le lendemain, et, tandis que nous les cherchions, ils étaient à bord des voiliers qu'un vent contraire retenait au large.