Sur l’astre où sans espoir nous usons nos genoux

Ne s’y sentirait pas plus différent de tous

Que le cœur magnanime et que l’esprit honnête.

Si ta roue, ô Fortune, écrase le poète,

Nul parent n’en gémit ; la foule aux gestes fous

Couvre, en le piétinant, de ses rires jaloux

Les plus sublimes cris que la douleur lui prête.

Ainsi se perpétue, en ses hontes égal,

Un monde où le plus vil règne en dieu sur le mal ;

Que naisse la beauté, l’homme lui doit l’injure.