Cette perspective l’entretenait en parfaite confiance. Bien souvent, un sourire lui pinçait la bouche, tant ses craintes de naguère lui paraissaient vaines.
Ce fut ainsi jusqu’à la fin d’une journée pluvieuse où, ses regards s’étant portés vers une dépendance que séparait de la grande salle une double portière, à la faveur d’un jeu de glaces, elle aperçut Marc qui baisait l’épaule de Mme Aliscan.
VIII
Le surlendemain de cette surprise, dans la matinée, Hélène, encore tout étourdie, s’habillait sans hâte lorsqu’elle fut dérangée par sa femme de chambre.
— Monsieur Laroque est au salon. Il demande Madame.
— Qui ça, monsieur Laroque ?… Monsieur Laroque ?
Elle prit le temps de réfléchir et elle se souvint. Ce devait être un des grands chefs de la Société pour le compte de laquelle naviguait Michel.
— C’est bien, fit la jeune femme, dites que j’y vais.
Elle sortit de chez elle dans les cinq minutes. Le visiteur était debout auprès du piano. Il la salua d’un air gêné. Elle le fit asseoir.
— Madame, dit-il, je suis porteur d’une mauvaise nouvelle.