Une révérence accompagna ces dernières paroles.

— Mais, murmura Georges, heureux de se rabattre sur un détail pour éviter de traiter la question à fond, ne pouviez-vous vous contenter de retenir Claude sans lui infliger une punition qu’il ne mérite pas ?

— Comment, protesta-t-elle, qu’il ne mérite pas ? Un enfant qui fait preuve d’impertinence au point de ne pas venir me saluer !

— C’est à sa mère qu’en revient uniquement la faute.

— Faudrait-il donc aussi que je lui offrisse des pastilles si elle lui avait ordonné de cracher sur moi ? s’écria la jeune femme en se redressant. Mille regrets ! Ma justice est moins sotte personne !

Elle ajouta, haussant l’épaule, avec un rire sec :

— Au surplus, rassurez-vous ! Il en a vu d’autres ! Quelques quarts d’heure d’une pénitence méritée ou non ne valent pas qu’il en soit si longtemps parlé. Nous avons pour le moment autre chose à faire. Et d’abord vos malles !

Sans laisser à son amant le temps d’une réplique, elle le dérangea pour passer et se rendit dans sa chambre, où il la suivit. A peine y étaient-ils que la femme de chambre parut, demandant, de la part de Denise, que le petit garçon lui fût immédiatement renvoyé.

Georges regarda sa maîtresse.

— Dites à Madame que M. Claude est avec Monsieur, répondit la dure fille sans s’émouvoir, et que Monsieur, jusqu’à nouvel avis, désire le garder.