Note 189:[ (retour) ] V. Long, t. II, p. 416.

Note 190:[ (retour) ] V. Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, par Mungo-Park, t. II, p. 8 et 10.

Note 191:[ (retour) ] Ibid., p. 11.

La vénération des Noirs pour leurs aïeux les suit par delà les bornes de la vie; ils vont s'attendrir sur la cendre de ceux qui ne sont plus. Un voyageur nous a conservé l'anecdote d'un Africain qui recommandoit à un Français de respecter les sépultures. Qu'eût pensé le premier s'il avoit pu croire qu'un jour elles seroient profanées dans toute la France, chez une nation qui se dit civilisée?

Les Noirs, au rapport de Stedman, sont si bienveillans les uns envers les autres, qu'il est inutile de leur dire: Aimez votre prochain comme vous-mêmes[192]. Les esclaves du même pays surtout, ont un penchant marqué à s'entr'aider. Hélas! presque toujours les malheureux n'ont rien à espérer que de ceux auxquels ils sont associés par l'infortune.

Note 192:[ (retour) ] Stedman, t. III, p. 66.

Plusieurs Marrons avoient été condamnés à être pendus; on offre la grâce à l'un d'eux, à condition qu'il sera l'exécuteur. Il refuse; il aime mieux mourir. Le maître nomme un de ses esclaves pour le remplacer... Attendez que je me prépare... Il va dans la case, prend une hache, se coupe le poing; revient au maître, et lui dit: Exige maintenant que je sois le bourreau de mes camarades[193].

Note 193:[ (retour) ] V. Le Bonnet de Nuit, par Mercier, t. II, article Morale.

Dickson nous a conservé le fait suivant. Un Nègre avoit tué un Blanc; un autre homme accusé du crime alloit être mis à mort. «Le meurtrier va se déclarer à la justice, »parce qu'il ne pourroit supporter le »remords d'avoir causé à deux individus la »perte de la vie». L'innocent est relâché, et le Nègre est envoyé au gibet, où il resta vivant six à sept jours.

Le même Dickson a vérifié que sur cent vingt mille, tant Nègres que sang-mêlés, à la Barbade, dans le cours de trente ans, on n'a ouï parler que de trois meurtres de la part des Nègres, quoiqu'ils fussent souvent provoqués par la cruauté des planteurs[194].