Note 315:[ (retour) ] Dissertatio politico-theologica de servitude libertati christianae non contrria, quam sub praeside J. Van den Honert, publicae disquisitioni subjicit J.T.J Capitein, afer, in 4°, Lugduni Betavorum, 1742.

Note 316:[ (retour) ] The Doctrine of perpetual bondage reconciliable with the infinite justice of God, a truth plainly asserted in the jewish and christian scripture, by John Beck, etc.

Note 317:[ (retour) ] A Valecdictory discurse delivered before the Cincinnati of Connecticut at Hartford July 4th 1804, at the dissolution of the society, by D. Humphrey, in-8°, Boston 1804.

Capitein ne se dissimule pas la difficulté de son entreprise, et particulièrement de répondre à ce texte de S. Paul: Vous avez été rachetés, ne vous rendez esclaves de personne[318]. Il suppose (je ne dis pas il prouve) que cette décision exclut seulement les engagemens avec des maîtres idolâtres, pour faire le métier de gladiateurs, ou descendre dans l'arène contre les bêtes féroces[319], ainsi qu'il se pratiquoit chez les Romains. Il s'objecte sans les discuter, le célèbre édit par lequel Constantin autorisa les affranchissement et l'usage des chrétiens mentionné dans les écrits des Pères, de donner la liberté à des esclaves, surtout à la fête de Pâques. De toutes parts s'élèvent les cris de l'histoire en faveur de ces affranchissemens, dont on trouve les formules dans Marculfe; et parce que la loi étoit seulement facultative, Capitein en infère la légitimité de l'esclavage; assurément c'est forcer la conséquence.

Note 318:[ (retour) ] I. Cors. VII, 23. Pretio empti estis, nolite fieri servi hominum.

Note 319:[ (retour) ] p. 27.

Il s'appuie du témoignage de Busbec, pour établie que l'abrogation de la servitude n'a pas été sans de grands inconvéniens, et que si elle avoit été conservée, on ne verroit pas tant de crimes commis, ni d'échafauds élevés pour contenir des gens qui n'ont rien à perdre[320]: mais l'esclavage infligé comme punition légitime, ne légitime pas l'esclavage des Nègres; et d'ailleurs l'autorité de Busbec n'est rien moins qu'une preuve.

Note 320:[ (retour) ] V. Epistola turcica, Lugduni Batavorum 1633, p. 160 et 161.

Cette dissertation latine de Capitein, riche en érudition, mais très-pauvre en raisonnemens, traduite en hollandais par Wilhem[321], a été imprimée quatre fois; tout ce qu'on peut induire de plus sensé des paralogismes de ce Nègre, à qui ses compatriotes ne voteront sûrement pas des remercîmens, c'est que les peuples et les individus injustement asservis doivent se résigner à leur malheureux sort, quand ils ne peuvent rompre leurs fers.

Note 321:[ (retour) ] V. Staatkundig-godgeleerd onderzoeksschrift over de slaverny, als niet strydig tegen de christelike vriheid, etc., uit het latyn vertaalt door heer de Wilhelm, in-4°, Leiden 1742.