Note 25:[ (retour) ] V. Voyages en Syrie et en Égypte, par Volney, nouvelle édit., t. I, p. 10 et suiv.
Note 26:[ (retour) ] V. Ledyard, t. I, p. 24.
Note 27:[ (retour) ] V. Mémoire sur le commerce des Nègres au Caire, par Louis Franck, in-8°, Paris 1802.
Note 28:[ (retour) ] V. Jobi Ludolf, etc., Historia æthiopica, in-fol., 1681, Francoforti ad Mocnum, l. III, c. 1.
Blumenbach a remarqué dans des crânes de momies ce qui caractérise la race nègre. Cuvier n'y trouve pas cette conformité de structure. Ces deux témoignages imposans, mais en apparence contradictoires, se concilient en admettant, comme Blumenbach, trois variétés égyptiennes, dont une rappelle la figure des Indous, une autre celle des Nègres, une troisième propre au climat de l'Égypte, dépend des influences locales: les deux premières s'y confondent par le laps de temps[29]; la seconde, qui est celle du Nègre, se reproduit, dit Blumenbach, dans la figure du sphinx. Ici Browne vient encore s'inscrire en faux. Il prétend que la statue du sphinx est tellement dégradée, qu'il est impossible d'assigner son véritable caractère[30]; et Meiners doute si les figures du sphinx représentent des héros ou des génies mal-faisans. Ce sentiment est combattu par l'inspection des sphinx dessinés dans Caylus, Norden, Niehbur et Cassas, examinés sur les lieux par les trois derniers, et depuis par Volney et Olivier[31]. Ils lui trouvent la figure éthiopienne; d'où Volney conclut qu'à la race noire, aujourd'hui esclave, nous devons nos arts, nos sciences, et jusqu'à l'art de la parole[32].
Note 29:[ (retour) ] V. De Generis humani varietate nativa, in-8°, Gottingue 1794.
Note 30:[ (retour) ] Browne, ibid.
Note 31:[ (retour) ] V. Voyage dans l'Empire ottoman, l'Égypte, la Perse, etc., par Olivier, 3. vol. in-4°, Paris 1804-7, t. II, p. 83 et suiv.
Note 32:[ (retour) ] Volney, ibid.
Grégory, dans ses Essais historiques et moraux, nous reporte aux siècles antiques pour montrer pareillement dans les Nègres nos maîtres en sciences; car ces Égyptiens, chez lesquels Pythagore, et d'autres Grecs, alloient puiser la philosophie, n'étoient, selon plusieurs écrivains, que des Nègres, dont les traits natifs furent décomposés et modifiés par le mélange successif des Grecs, des Romains et des Sarrasins. Dût-on prouver que les sciences sont venues, de l'Inde en Égypte, en seroit-il moins vrai qu'elles ont traversé ce dernier pays pour arriver en Europe?