NOTE PRÉLIMINAIRE

PAR
MM. H. LA FONTAINE et P. OTLET


Qui scit ubi scientia

habenti est proximus.

La question bibliographique est à l’ordre du jour d’un grand nombre de Congrès scientifiques. Elle a été inscrite cette année aux programmes du Congrès géographique international de Londres, de l’Association française pour l’avancement des sciences et de l’Association artistique et littéraire internationale. La Société Royale de Londres s’en est préoccupée l’an dernier. Elle a tout récemment fait l’objet d’une discussion au sein de l’Académie royale de Belgique.

Sur l’utilité et la nécessité d’un répertoire bibliographique universel, il y a unanimité parfaite. Quant à ses voies et moyens, quant à son organisation pratique, peu de détails ont été donnés jusqu’ici.

Depuis six ans, ces questions ont été mises à l’étude à Bruxelles par un groupe à l’initiative duquel a été fondé l’Office international de Bibliographie. C’est expérimentalement que cette étude a été poursuivie. L’Office international de Bibliographie, placé sous le haut patronage du Gouvernement belge, a classé jusqu’à ce jour 400,000 notices bibliographiques, se rapportant aux principaux groupes de la science, plus particulièrement au Droit, à la Statistique, à l’Economie politique, à la Philologie et à la Littérature. Il est en possession d’une méthode que l’épreuve a démontré être excellente.

L’objet de cette note est de faire connaître l’organisation et le fonctionnement de cet Office et de montrer comment l’extension et la généralisation de ses services apporterait la solution la plus avantageuse au problème du Répertoire bibliographique universel.