Un provincial gras, gros et grossier, véritable muid de sottise et d'écus, entourait de ses hommages une jeune actrice qui est venue au monde avec la prudence du serpent. Aussi crut-elle devoir prendre des renseignements sur son galant départemental, et s'adressa à une amie.
—Tu peux y aller, répondit celle-ci, M*** est un homme qui a du foin dans son assiette.
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M. R... habitué des Variétés, prenait des renseignements sur une demoiselle qui a débuté depuis peu dans les avant-scènes des théâtres, les jours de première représentation.
—J'en suis très-épris, disait M. R... à son voisin de stalle. Pensez-vous qu'elle soit inflammable?
—Je ne la crois pas assurée contre ce genre d'incendie, répondit le voisin. Du moins, elle ne porte pas la plaque.
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M. D... est un homme du monde qui s'est fait homme de lettres amateur, et se livre particulièrement au pastiche. Il fait du Balzac, comme M. Ponsard fait du Corneille;—il fait du Musset, comme M. du Terrail fait du Soulié:—il fait du Sand, comme M. Lucas faisait autrefois du Calderon. Chaque fois qu'il a terminé une composition, il va la soumettre à un journaliste de ses amis pour prendre son avis.
Dimanche dernier, il lui apportait un manuscrit à lire.
—Encore un pastiche! dit le journaliste.