—Oui,—une imitation de Jérôme Paturot.

—Oh! c'est trop fort!—interrompit le journaliste,—quand on fait de la fausse monnaie, on ne perd pas son temps à imiter des gros sous.

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Dans un petit théâtre du boulevard, il existe un artiste dont l'avarice est arrivée à un tel point qu'il ferait à coup sûr interdire Harpagon comme prodigue, s'il était son père. C'est lui qui, pour s'épargner la dépense du rouge de théâtre, a inventé de se serrer le cou outre mesure, pour se faire monter le sang à la tête. Quant au blanc, il prend celui du billard, ou gratte les murs de sa loge. C'est encore lui qui, chargé de jouer le rôle d'un prince généreux, et ayant à dire à un personnage: «Je t'accorde cent louis sur ma cassette,» ajoutait tout haut: «Tu m'en feras un reçu.»

Lisant un jour, dans une gazette du théâtre, que le public de la ville de *** avait l'habitude de jeter des gros sous aux acteurs trouvés mauvais, c'est lui qui écrivait au directeur du théâtre de cette ville, pour lui offrir d'aller y donner des représentations.

Qui dit avare, dit presque toujours usurier. Aussi le cabot en question l'est, et de façon à en remontrer à tout Israël.—Un soir, pendant un entr'acte, un de ses camarades entre dans sa loge à moitié habillé.

—On va commencer, lui dit-il, ma blanchisseuse ne vient pas; veux-tu me prêter un faux-col?

—Je veux bien, dit l'avare;—mais, après la pièce,—tu me rendras une chemise.

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Madame de G... est liée depuis longtemps avec un homme de lettres chauve,—de succès surtout. Mais, depuis quelque temps, la discorde est dans le ménage.—Un divorce est à l'horizon.