—Où donc est le petit Séraphin? dit une autre personne.
Madame Sidonie se mit à rire.
—Ils viennent de se sauver ensemble, dit-elle. Ah! C'est une curieuse histoire. Quelle singulière créature que cette Musette! Figurez-vous...
Et elle raconta à la société comment Musette, après s'être fâchée presque avec le vicomte Maurice, après s'être mise en chemin pour aller chez Marcel, était montée un instant par hasard chez elle, et comment elle y avait rencontré le jeune Séraphin.
—Ah! Je me doutais bien de quelque chose, dit Sidonie en interrompant son récit: je les ai observés toute la soirée: il n'est pas maladroit, ce petit bonhomme. Bref, continua-t-elle, ils sont partis sans dire gare, et bien fin qui les attraperait.
C'est égal, c'est bien drôle, quand on pense que Musette est folle de son Marcel.
—Si elle en est folle, à quoi bon le Séraphin, un enfant presque? Il n'a jamais eu de maîtresse, dit un jeune homme.
—Elle veut lui apprendre à lire, fit le journaliste, qui était fort bête quand il avait perdu.
—C'est égal, reprit Sidonie, puisqu'elle aime Marcel, pourquoi Séraphin? Voilà qui me passe.
—Hélas! Oui, pourquoi?