—Mon père, dit-il, laissez-moi seul avec la personne qui va entrer.
—Mais tu souffres, lui dit son père; il faut envoyer chercher un médecin.
—Non, fit Olivier avec vivacité. N'ayez point de crainte; je me suis bien manqué. Et d'ailleurs j'ai l'idée que la personne qui vient m'apporte le meilleur des contre-poisons. Je vous en prie, laissez-moi seul... après, tantôt... plus tard, nous causerons... je vous dirai tout ce que vous voudrez.
En ce moment on frappa à la porte.
—Entrez, dit Olivier.
La porte s'ouvrit. Urbain entra. Le père d'Olivier sortit. Les deux rivaux restèrent seuls.
—Et Marie? s'écria Olivier, en essayant de se soulever sur son lit.
—Et toi? répondit Urbain.
—Ne me parle pas de moi, répliqua Olivier, parle-moi de Marie. Lui as-tu remis ma lettre seulement? Tiens, ajouta-t-il en montrant la fiole de sirop, je ne mentais pas, va... j'ai bu....
Puis il répéta encore.... Mais il n'y en avait pas assez. Qu'a-t-elle dit, Marie?