Pline in-4.° liv. 3. c. 4. not. 33.
Quelques critiques souriront peut-être de voir paraître des Anatalans après les Camatalans; mais leur surprise cessera s'ils considèrent que Pline nous parle encore de ce peuple dans le même chapitre et qu'il nous apprend qu'il occupait la rive méridionale de la Durance. Il est assez naturel que des peuples aussi rapprochés se soient fait la guerre.
Arch. com. grand rép.
Ce même M. S. rapporte qu'après la destruction de Troie, quelques fugitifs abordèrent à Toulon, et qu'ils réparèrent la ville. Le rivage de la Coubué est appelé dans les écrits les plus anciens de la commune, port des Troyens.
Les Phocéens, qui connaissaient la côte méridionale de la Provence par les rapports de commerce qu'ils avaient eu avec les naturels du pays, vinrent y établir diverses colonies et ne formèrent qu'un même peuple avec les premiers habitans qu'ils civilisèrent.
Arch. M. 8.
Fario se fixa à Toulon où il construisit la tour de Taurentum qui donna son nom à la ville, parce qu'elle fut dès lors sa principale défense.
Dans les guerres nombreuses que Toulon eut à soutenir contre les Latins, les Celtes, les Francs, les Liguriens et autres, il fut plusieurs fois détruit et brûlé, et toujours on le vit peu de temps après renaître de ses cendres.
Les malheurs de cette ville se prolongèrent jusques vers la fin du règne de François I.r qui, par les fortifications dont il l'entoura, sut lui procurer l'avantage de dissiper ses alarmes continuelles et de goûter les douceurs d'une paix durable qui ne fut depuis que rarement troublée.
Tel est le résultat de mes recherches sur l'Origine de Toulon. Si elles sont conjecturales quelquefois, quelquefois aussi elles s'approchent de la certitude. J'aurai atteint mon but, si elles peuvent contribuer à fournir à un autre écrivain plus habile le moyen de jeter sur ce sujet une plus vive clarté et de débrouiller ce qui reste d'obscur dans nos premières annales.