LA COUR DE VIENNE ET LE RETOUR DE L'ÎLE D'ELBE.

Influence de Neipperg sur Marie-Louise.—François II montre aux alliés les lettres de Napoléon.—On se rit des douleurs de l'Empereur.—Louis XVII et le duc d'Enghien.—Méneval et le roi de Rome.—Éducation du petit prince impérial.—Le jour des Rois à Schœnbrunn.—Opposition de la France et de l'Autriche à l'exécution du traité de Fontainebleau.—Metternich et la reine de Naples.—Railleries de Louis XVIII à ce propos.—Pensions proposées à Marie-Louise avec quelques fiefs en Bohême.—Jugement de Talleyrand sur Metternich.—Refus de Marie-Louise d'accepter les pensions.—Conférence d'Alexandre et de Talleyrand.—Le Tsar demande pourquoi on n'exécute pas le traité de Fontainebleau.—Intervention du Tsar en faveur de Marie-Louise.—Le traité de Fontainebleau.—Talleyrand et la diplomatie russe.—Lord Castlereagh engage Louis XVIII à exécuter le traité de Fontainebleau, sous réserve d'indemnités pour la reine d'Étrurie.—Réversion des duchés sur cette reine et son fils à la mort de Marie-Louise.—Talleyrand et Alexandre.—Protestation apocryphe de Marie-Louise au congrès de Vienne.—Elle confie tous ses intérêts à Neipperg.—Elle demande la permission de le garder auprès d'elle.—Raisons qui motivent le retour de l'île d'Elbe.—L'Europe n'a pas tenu ses engagements.—Projet de déclaration contre Bonaparte.—Mémoire inédit de Talleyrand qui contient les bases de la déclaration du 13 mars.—Provocation officielle à un attentat contre la vie de l'Empereur.—Mesures prises contre sa famille.—La nouvelle du retour est connue à Schœnbrunn le 7 mars.—Opinion de l'archiduc Jean.—Inquiétudes de Marie-Louise.—Sa lettre à Metternich.—Neipperg est nommé maréchal de la cour.—Intentions secrètes de François II et de Metternich.—Le roi de Rome est conduit à la Burg à Vienne.—Renvoi de Mme de Montesquiou.—Accusations contre son fils d'avoir voulu enlever le prince impérial.—Ajournement du départ de Mme de Montesquiou.—Chagrin du roi de Rome.—Mesures sévères contre le comte Anatole de Montesquiou.—La Gazette de Vienne.—Mme de Mitrowsky remplace Mme de Montesquiou.—Émissaires envoyés de Paris à Vienne.—M. de Montrond et sa mission réelle.—Talleyrand et Caulaincourt.—Accusations non motivées de Talleyrand contre Mme de Montesquiou.—Rentrée de Napoléon aux Tuileries, le 20 mars.—Lettre confiée à M. de Stassart.—Napoléon prie François II de lui rendre sa femme et son enfant.—Refus de ce prince.—Vains efforts de Caulaincourt, ministre des affaires étrangères.—Ses lettres à Méneval, à Mme de Montesquiou, à M. de la Besnardière, au prince de Metternich.—Circulaire pacifique adressée aux agents diplomatiques.—Interception des missives à Kehl.—Inutiles protestations de Caulaincourt.—Lettre de Napoléon à Marie-Louise.—Caulaincourt et le cardinal Fesch.—Nouvelle politique de l'Empire envers le Saint-Siège.—Projet de couronnement du prince impérial.—Lettre de Méneval sur la situation à Vienne.—Méfiances des alliés contre le prince de Talleyrand.—Comment on est arrivé à modifier les intentions de Marie-Louise.—Son mauvais entourage.—Aveux de Marie-Louise à Méneval.—Elle désire une séparation à l'amiable avec Napoléon.—Ses lettres à Neipperg.—Isolement du roi de Rome.

CHAPITRE VIII
LES INTRIGUES DE FOUCHÉ ET DE METTERNICH EN 1815.

La Régence et l'Autriche.—Thiers et Metternich en 1849.—Questions historiques à élucider.—Mission du faux Werner à Bâle.—Opinion du prince Richard de Metternich.—Complications des intrigues de Metternich et de Fouché.—Étude de l'état de la France sous la première Restauration.—Mécontentement et complots.—Menées secrètes de Fouché.—Ses relations avec Talleyrand.—Ses propositions diverses au duc d'Orléans et à Marie-Louise.—Projet d'envoyer Napoléon aux Açores ou à Sainte-Lucie.—Correspondance secrète de Fouché et de Metternich.—Débarquement de Napoléon.—Fouché se croit trahi par Talleyrand.—Le duc d'Otrante reparaît le 20 mars.—Talleyrand se croit, de son côté, trahi par Fouché.—Décret impérial contre Talleyrand.—Conversation de Fouché et de Pasquier le 25 mars.—Double et triple jeu de Fouché.—Sa lettre secrète à Wellington.—L'affaire d'Ottenfels est plus qu'un incident.—Aveux incomplets de Metternich.—Confidences de Perregaux.—Arrestation du commis de la banque Eskelès et Cie.—Révélations de ce commis.—Le rendez-vous avec Henri Werner ou baron d'Ottenfels à Bâle.—Napoléon décide d'approfondir l'affaire.—Silence de Fouché.—Mission donnée par l'Empereur à Fleury de Chaboulon.—Départ de ce secrétaire.—Aveux tardifs de Fouché.—Pourquoi Napoléon ne le fait pas arrêter.—Fleury est chargé d'arriver à obtenir un rapprochement pacifique avec l'Autriche.—Prescriptions de Metternich à Werner ou Ottenfels.—Instructions écrites.—Entrevue de Fleury et du faux Werner.—Défiance réciproque des deux agents.—Confidences de Fleury.—Surprise de Werner, qui ne comprend rien au changement de politique de Fouché.—Les deux agents conviennent de se retrouver à Bâle huit jours après.—Fleury rapporte les détails de l'entrevue à Napoléon.—L'Empereur ne veut pas croire encore à la culpabilité de Fouché.—Fleury va, de la part de Napoléon, tout raconter au ministre de la police.—Surprise affectée de Fouché.—Il consent à remettre à Fleury, à son nouveau départ, une lettre pour Metternich.—Second entretien de Fouché et de Pasquier le 2 mai.—Indulgence de Napoléon pour les traîtres.—Fouché remet deux lettres à Fleury pour Metternich.—Des trois hypothèses discutées, le règne de Napoléon est seul possible.—Nouvelle entrevue de Fleury et de Werner-Ottenfels.—Confidences de ce dernier.—Les alliés consentent à la régence.—Fleury demande ce qui a été décidé pour Napoléon.—Werner répond que les alliés ne poseront pas les armes tant qu'il sera sur le trône.—Lecture des lettres de Fouché.—Surprise et défiance de Werner.—Nouveau rendez-vous fixé au 7 juin.—L'Empereur croit à une détente chez les alliés.—Il reconnaît la trahison de Fouché, mais il préfère attendre les événements pour s'en débarrasser.—Ses menaces devant Lavalette au ministre de la police.—Troisième départ de Fleury pour Bâle.—Ottenfels-Werner ne reparaît plus.—Napoléon et la Régence.—Mission de Saint-Léon à Vienne.—Lettre de Fouché en date du 23 avril 1815 à Metternich.—Talleyrand en détruit l'importance.—Conclusion à tirer de l'affaire d'Ottenfels (Werner).—Audace de Fouché.—L'Autriche et les Bourbons.—Appréciations insolentes de Schwarzenberg sur Louis XVIII, le duc d'Angoulême et le duc de Berry.—La situation telle qu'elle était en mai 1815.—Politique tortueuse des alliés.—La régence de Marie-Louise n'eût pas permis à la France de se faire respecter par l'Europe, autant que la monarchie légitime.

CHAPITRE IX
NAPOLÉON II ET LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS.

Persistance de l'espoir de Napoléon dans le retour de Marie-Louise et du roi de Rome.—Surveillance établie à Vienne et à Schœnbrunn.—Mort de la femme de Neipperg.—Départ de Méneval.—Ses adieux au roi de Rome.—Dernière entrevue de Méneval et de Marie-Louise.—Oubli et ingratitude de cette princesse.—Jugement de Méneval sur elle.—Saisie de lettres de Napoléon.—Railleries de Talleyrand à ce sujet.—Attitude de François II.—Marie-Louise obtient enfin ses duchés.—L'article 99 de l'Acte final du congrès de Vienne.—Nouvelle déclaration projetée par les alliés contre Napoléon.—Placard anglais mettant à prix la tête de l'Empereur.—Menaces de lord Castlereagh.—Conseils modérés de Caulaincourt.—Entrevue de Méneval et de Napoléon.—Note dictée par l'Empereur à Caulaincourt pour la Chambre des représentants.—Réunion des Chambres le 3 juin.—Rapports de Carnot et de Caulaincourt.—Fleurus et Waterloo.—Retour de Napoléon à l'Élysée.—L'abdication.—L'armée et le maréchal Ney.—Le prince Lucien propose aux pairs de prêter serment à Napoléon II.—Opposition de M. de Pontécoulant.—Colère et violences du colonel de Labédoyère.—Ajournement de la discussion à la Chambre des pairs.—Élection de Caulaincourt et de Quinette pour le gouvernement provisoire.—Lecture à la Chambre des représentants du dernier message de Napoléon.—Propositions diverses de Mourgues, Dupin, Garreau.—Question de la nomination de la Commission de gouvernement.—Paroles de Napoléon au bureau de la Chambre des représentants, délégué auprès de lui.—Élection de Carnot, Fouché et Grenier pour le gouvernement provisoire.—Confidences de Fouché à Pasquier.—Ses projets secrets.—Il veut empêcher la reconnaissance des droits de Napoléon II.—Motions de MM. Bérenger et Dupin.—Discours de M. Defermon.—L'Assemblée acclame Napoléon II.—Discours de Boulay de la Meurthe.—Observations de MM. Denières, général Mouton-Duvernet, de Maleville, Regnaud de Saint-Jean d'Angély, Dupin.—Habile intervention de Manuel qui fait le jeu de Fouché.—La Chambre des représentants adopte un ordre du jour motivé qui, tout en paraissant reconnaître les droits du fils de Napoléon, fait écarter le serment et la proclamation officielle.—Illusions des divers partis.—Équivoques de part et d'autre.—Le gouvernement provisoire veut traiter au nom de la nation.—intrigues de Fouché avec la cour de Gand et avec Wellington.—Talleyrand reparaît.—Lettre que lui adresse Caulaincourt.—Autre lettre du même à Nesselrode.—Attitude réservée d'Alexandre.—Menées de Talleyrand.—Ses confidences à Louis XVIII.—Il s'oppose à l'entrée de Fouché au ministère.—Habileté de celui-ci qui veut et sait se faire payer ses services.—Sa lettre à Wellington.—Lettre du prince d'Eckmühl qui accepte Louis XVIII avec la cocarde tricolore et les institutions parlementaires.—Agissements de Fouché contre Napoléon II.—Départ de l'Empereur.—Séance du 30 juin à la Chambre des représentants.—Acclamations en faveur de Napoléon II.—L'armée lui est favorable.—Projet d'Adresse aux Français.—Lettre des généraux qui repoussent les Bourbons.—Vote de l'Adresse par les deux Chambres.—Nouvelle lettre de Fouché à Wellington le 1er juillet, où Fouché paraît défendre les droits de la nation.—Ses déclarations contraires au sein du gouvernement provisoire.—Changement d'attitude du maréchal Davout.—Capitulation de Paris.—Relations de Fouetté avec Talleyrand à Cambrai.—Motion de Garat relative aux droits des Français.—Cette motion est votée le 5 juillet.—Adresse au pays.—Opposition de Manuel.—Travaux de Constitution.—Apparition des soldats étrangers au Luxembourg.—Protestations du maréchal Lefebvre.—Message de dissolution du gouvernement provisoire le 7 juillet.—La Chambre des pairs se retire.—Discours de Manuel aux représentants.—Simulacre de séance par les pairs le 8 juillet.—La cause de Napoléon II paraît perdue.

CHAPITRE X
NAPOLÉON ET LA DUCHESSE DE PARME.