Rentrée de Louis XVIII à Paris.—Serments de Fouché.—Talleyrand président du conseil.—L'Autriche abandonne les intérêts du fils de Napoléon.—Opinion de Gentz à cet égard.—Napoléon se rend aux Anglais.—On l'envoie à Sainte-Hélène.—Ce qu'en disent Chateaubriand et Lamartine.—Silence de Marie-Louise.—Générosité de Napoléon à son égard.—Mesures contre la famille Bonaparte.—Le roi de Rome est déjà considéré comme un otage.—Départ de Mme Soufflot pour la France.—Le comte Maurice de Dietrichstein gouverneur du roi de Rome.—Le capitaine Foresti.—Ses observations sur l'intelligence et l'esprit de son élève.—Indifférence de Marie-Louise pour son fils.—Elle ne songe plus qu'à Neipperg.—Attitude des alliés vis-à-vis de la France.—Manquements graves à leurs promesses.—Talleyrand et Fouché sont écartés du ministère.—Lourde tâche imposée au duc de Richelieu.—Les alliés veulent annihiler la France.—Inquiétudes que leur cause le fils de Napoléon.—Éducation du petit prince.—Opinion de Gentz.—La politique de l'Autriche.—Renonciation au titre d'Impératrice par Marie-Louise.—Mesures contre les Français restés à Vienne.—Départ du marquis de Bausset et de Mme Marchand.—Foresti et le roi de Rome.—Départ de Marie-Louise pour Parme avec Neipperg.—Incident au théâtre de Vérone.—Le baron de Vincent informe le duc de Richelieu que Marie-Louise a quitté le titre impérial.—Entrée de Marie-Louise, duchesse de Parme, dans ses États.—La nouvelle Cour.—Neipperg et la comtesse Scarampi.—Surveillance des menées bonapartistes.—Prescriptions de Metternich au sujet de la princesse Borghèse.—Marie-Louise demande qu'on interdise au prince Louis Bonaparte d'habiter Livourne.—Même demande contre le prince Lucien, qui voudrait demeurer à Gênes.—Lettres de Marie-Louise à Mme de Crenneville sur sa vie heureuse.—Réclamations de Metternich contre les titres honorifiques donnés par Napoléon à ses généraux.—Observations de M. de Caraman à cet égard.—Effervescence bonapartiste en Italie.—Mesures sévères pour la réprimer.—Déclaration de Neipperg au sujet du roi de Rome.—Manifestations napoléoniennes à Vienne et à Bologne.—Ce que Napoléon dit à Sainte-Hélène de son mariage avec Marie-Louise.—Son jugement sur François II.—Traitements indignes dont l'Empereur est l'objet.—Affaire de la boucle de cheveux du roi de Rome.—Stürmer et Welle.—Éloges de Metternich à propos de la conduite correcte de Marie-Louise.—Elle écarte les Français et sert les rancunes autrichiennes.—Défense de faire le portrait de son fils.—Haine contre Napoléon.—Le roi de Rome a conscience de son abandon.—Il interroge ses maîtres sur son père.—Tristesse secrète de l'enfant.—Désespoir de Napoléon d'être privé de nouvelles et de lettres de sa femme et de son fils.—Le buste du roi de Rome.—Lettre apocryphe de Napoléon à la maréchale Ney.—Inquiétudes nouvelles de Metternich.—Il voudrait que la France rompît toutes relations avec les Pays-Bas.—Légendes créées par l'Abeille américaine.—Le chevalier Artaud et l'Almanach militaire d'Autriche.—Suppression du titre de prince de Parme.—On ne sait comment nommer le fils de Napoléon.—Bruit de divorce entre Marie-Louise et l'Empereur.—Nouvelles mesures contre la famille Bonaparte.—Décision des alliés à propos de la succession des duchés.—Violation du traité de Fontainebleau.—Le fils de Marie-Louise ne lui succédera pas à Parme.—Marie-Louise se contentera de lui souhaiter d'être «le plus riche particulier de l'Autriche».—Surprise de Gentz à ce sujet.—Il rappelle l'intervention d'Alexandre et fait connaître une convention secrétissime passée entre l'Autriche, la Prusse et la Russie.—Par cette convention il était décidé que la question de Parme serait résolue en faveur du jeune Napoléon.—Embarras de Metternich devant les questions de lord Stewart sur ce sujet.—Aveux de Metternich.—Il regarde la Convention comme non avenue.—Alexandre cède à son tour et la succession de Parme revient au fils de la reine d'Étrurie.—Gentz admire le désintéressement surprenant de l'Autriche.—Rapprochement de la Russie et de la France.—Exigences jalouses de la Russie.—Opinion d'Artaud sur Gentz.—Le Beobachter.—Stachelberg et Metternich.—Intervention généreuse de Pie VII en faveur de Napoléon.—Les alliés n'écoutent pas le Saint-Père.—Redoublement de surveillance à Sainte-Hélène et à Schœnbrunn.
CHAPITRE XI
LE DUC DE REICHSTADT (1818-1820).
Déclaration du ministre d'Autriche à Paris le 4 décembre 1817.—Concession des terres bavaro-palatines faite par François II au fils de l'archiduchesse Marie-Louise.—Mesures prises par Marie-Louise contre les menées bonapartistes.—Sa réponse à M. de Las Cases.—Intervention de Metternich.—M. de Caraman informe le duc de Richelieu qu'on destine le roi de Rome à l'état ecclésiastique.—Satisfaction de Richelieu à cette nouvelle.—Goûts militaires du petit prince.—Défiance des Autrichiens contre tout ce qui est Français.—M. de Caraman et le prince de Metternich.—Paroles de Napoléon à O'Méara.—Recommandations pour son fils.—Le roi de Rome devient le duc de Reichstadt.—Patentes du 22 juillet 1818.—Titres et armoiries.—Signification de ce changement de nom, indiquée par Metternich.—Le fils de Napoléon demeurera quand même «prince français».—Adhésion du gouvernement de Louis XVIII à l'article 99 de l'Acte final du congrès de Vienne.—Neipperg et Marie-Louise se déclarent satisfaits du nouveau titre donné au fils de Napoléon.—L'Eau du duc de Reichstadt.—Lettre du général Gourgaud à Marie-Louise.—Il la supplie d'intervenir au congrès d'Aix-la-Chapelle en faveur de Napoléon.—Silence de Marie-Louise.—Accusation d'un journal anglais contre Gourgaud.—Réponse catégorique du général.—Intervention de Metternich.—Lettre de la mère de Napoléon aux membres du congrès d'Aix-la-Chapelle.—Le protocole du 13 novembre.—Affection de François II pour son petit-fils.—Questions de l'enfant à son grand-père.—Leçons d'équitation.—Abdul-Hassan et le peintre Lawrence.—Mot du duc de Reichstadt.—Études nouvelles.—Les sciences militaires.—Indifférence accentuée de Marie-Louise pour son fils.—Oubli de la France et de son propre règne.—Éloges de Caraman pour sa mesure et sa prudence.—Mouvements bonapartistes à Bologne.—Inquiétudes de Metternich.—Conférences de Carlsbad.—Éventualité de la mort de Louis XVIII.—Instructions de M. Pasquier à cet égard.—Napoléon prévoit sa fin prochaine.—Il réclame l'envoi de prêtres à Sainte-Hélène.—La chapelle de Longwood.
CHAPITRE XII
LE TESTAMENT ET LA MORT DE NAPOLÉON.
Préoccupations de l'Autriche au sujet de la situation faite à la France par la possibilité de la mort de Louis XVIII.—Mouvements favorables au duc de Reichstadt depuis 1817.—Émeutes à Saint-Genis-Laval.—Le capitaine Oudin.—Agitation dans le Lyonnais.—Le Dauphiné et la Franche-Comté.—Conspiration de l'Est.—Conduite de M. de Caraman à Vienne.—Ce diplomate se laisse influencer par Metternich et lui confie une note du Roi.—Mécontentement de M. Pasquier.—Politique de l'Autriche à l'égard des Bourbons.—Louis XVIII et Marie-Louise.—Les émissaires bonapartistes.—Vidal et Carret.—Le roi Joseph.—Éloges de M. de Fontenay sur M. de Neipperg.—Le roi de France fait part à Marie-Louise de la naissance du duc de Bordeaux.—Le carnaval à Parme.—Le duc de Reichstadt, cousin du duc de Bordeaux.—Lettre du préfet de l'Isère sur le duché de Parme.—L'Autriche proteste contre la sympathie qu'on lui prête pour la cause du duc de Reichstadt.—Metternich demande qu'on redouble les mesures de surveillance à Sainte-Hélène.—Napoléon est la «propriété» des alliés.—La maladie de l'Empereur s'aggrave.—Reproches de Napoléon au docteur Arnott.—L'Empereur écrit son testament.—Recommandations et legs à son fils.—Conseils dictés à Montholon pour lui.—Politique à suivre.—Conditions nouvelles du gouvernement et de la société.—Leçons à tirer de l'Histoire.—Préoccupations de Napoléon pour garantir son fils de la maladie dont il meurt.—La chapelle ardente.—Sentiments religieux de Napoléon.—Dernier entretien avec l'abbé Vignali.—L'agonie et la mort.—Émotion dans le monde entier.—Réflexions sur la mort de l'Empereur.—Metternich engage le cabinet anglais à empêcher la publication du testament de Napoléon.—Sa lettre à Esterhazy.—Le générai de Neipperg demande au chancelier des détails sur la mort de l'Empereur.—Il le prie, au nom de la duchesse de Parme, d'intervenir en ce qui concerne le testament.—Marie-Louise et la Gazette du Piémont.—Lettre de la duchesse de Parme à Mme de Crenneville sur la mort de Napoléon.—Neipperg et la Gazette de Parme.—L'Empereur est qualifié de Serenissimo.—Détails sur la cérémonie funèbre à Parme.—Deuil officiel.—Prières pour Napoléon consorti Ducis nostræ.—L'Autriche rend hommage à la parfaite mesure de la duchesse de Parme.—Elle va donner naissance à un enfant qui s'appellera le prince de Montenuovo.—Foresti apprend au fils de Napoléon la mort de son père.—Douleur de l'enfant.—Il prend le deuil, ainsi que sa Maison.—Aveux de Marie-Louise.—On l'a «détachée du père de son enfant».—Regrets et remords passagers.—Lettre de Madame Mère à lord Londonderry.—Elle réclame vainement le corps de Napoléon.—Le marquis de la Maisonfort et M. de Neipperg.—Éloges du marquis sur Marie-Louise et sur son chevalier d'honneur.—Le cœur de Napoléon.—La pension d'Antomarchi.—La duchesse ne veut pas recevoir ce docteur.—Entretien d'Antomarchi et de Neipperg.—Antomarchi aperçoit la duchesse de Parme au théâtre.—Entretien d'Antomarchi et de Madame Mère à Rome.—La mort de Napoléon n'est pas la fin du bonapartisme.—Les partisans du duc de Reichstadt et la Restauration.—Les lettres de Napoléon au banquier Laffitte et au baron de la Bouillerie.—Mission de M. de Montholon.—Le prince Esterhazy et le prince de Metternich.—Question du testament impérial.—Lettre de Marie-Louise refusant de recevoir les restes mortels de son époux.—Ses préoccupations au sujet du testament.—M. de Neipperg intervient avec elle pour défendre à cet égard les intérêts du duc de Reichstadt.—Question des fonds laissés par l'Empereur.—Marie-Louise réclame, entre autres, la propriété de San Martino.—Elle refuse de voir les exécuteurs testamentaires.—Laffitte ne veut point se dessaisir du dépôt à lui laissé par Napoléon.—Neipperg prie Metternich d'intervenir.—Instructions données au baron de Vincent.—Nouvelles instances de Neipperg au sujet du testament.—Montholon et Dupin.—Consultation des avocats Dupin, Bonnet, Tripier et Gairal.—Plaidoirie de Dupin.—Jugement et arbitrage.—Marie-Louise refuse de rendre les deux millions emportés de Paris en 1814.—Elle remet ses pleins pouvoirs au baron de Vincent.—Lettre du comte Bertrand.—Correspondance de Metternich et de Neipperg au sujet du testament impérial.—François II recommande à son ambassadeur à Paris d'agir en faveur des droits du duc de Reichstadt.—Examen des legs de Napoléon à son fils.—Réclamations de l'Autriche au ministère des affaires étrangères.—Réponse de Chateaubriand.—Nouvelles réclamations de l'Autriche et fin de non-recevoir opposée par Chateaubriand.—L'Autriche continue à réclamer.—Lettre de M. de Peyronnet.—Lettre de Metternich au baron Marschall, qui veut encore intervenir au nom de Marie-Louise.—La duchesse de Parme ne cesse ses réclamations qu'en 1837.
CHAPITRE XIII
L'ÉDUCATION DU DUC DE REICHSTADT ET M. DE METTERNICH.
Études classiques du prince avec Mathieu Collin.—Études militaires avec Foresti.—Études religieuses avec Mgr Wagner.—Examens périodiques du duc de Reichstadt.—Le professeur Collin, à sa mort, est remplacé par le baron d'Obenaus.—Leçons d'histoire et de statistique.—Précocité et fermeté d'esprit du duc de Reichstadt.—Ses boutades.—Étude des classiques français, allemands et italiens.—Ses maîtres Pina et Baumgartner.—Éducation étendue du prince.—L'histoire de Napoléon.—Entretiens avec l'impératrice.—Liaison du duc de Reichstadt avec l'archiduc François et l'archiduchesse Sophie.—Divertissements et plaisirs de Marie-Louise.—Elle va voir son père au congrès de Vérone.—Chateaubriand accepte d'elle une invitation.—Portrait qu'il en fait.—Marie-Louise et M. de Castellane.—Le cabinet des Tuileries fait part à Marie-Louise de la mort de Louis XVIII.—Le marquis de la Maisonfort est accrédité auprès d'elle.—Ses instructions.—Jugement élogieux qu'il porte sur la duchesse et sur M. de Neipperg.—Lamartine accentue encore ces éloges.—Inquiétudes nouvelles sur les agissements bonapartistes.—Les frères Le Bret de Stuttgard.—M. de Caraman et le duc de Reichstadt.—Détails donnés sur le jeune prince.—Affection de François II pour lui.—Lettres du duc à son grand-père.—Dénonciation par un sieur Poppon d'un complot bonapartiste en Suisse.—Nouvelles inquiétudes en France.—Le voyage de Dietrichstein.—La confirmation du duc de Reichstadt.—Prévisions de Talleyrand à son égard.—Études du jeune prince.—Son goût pour l'histoire.—François II invite Metternich à lui raconter l'histoire de son père.—Influence de Metternich sur M. de Montbel.—Comment Metternich eût-il pu être impartial dans ses jugements sur Napoléon?—Qualités que le chancelier veut bien reconnaître à l'Empereur.—Défauts qu'il exagère.—Il rabaisse les faits pour abaisser l'homme.—Ses récriminations et ses insinuations.—Sa conduite au sujet de Marie-Louise et de Neipperg.—Le chancelier n'avait pas ce qu'il fallait pour éclairer le duc de Reichstadt sur la vérité des événements.—Portrait de Metternich, unique et officiel représentant de l'Europe.