CHAPITRE XIV
LE «FILS DE L'HOMME» (1829).
Loisirs et délassements de Marie-Louise.—Inquiétudes subites sur la santé du comte de Neipperg.—Mort du comte.—Mausolée que lui fait élever Marie-Louise.—Sa douleur profonde.—Ses lettres à Mme de Crenneville sur «le cher défunt».—Sa lettre au docteur Aglietti.—Observations du Baron de Vitrolles sur la duchesse de Parme.—Portrait qu'il fait de Marie-Louise.—Son oubli de la France.—Le comte Portalis et ses appréciations sur Neipperg.—Nouveaux projets de Marie-Louise: dîners, réceptions, soirées, inauguration d'un grand théâtre.—Voyage en Suisse.—Poème d’Élisée Lecomte.—Surveillance de la police française.—Excursions et réceptions de la duchesse de Parme.—Entrevue avec la duchesse de Saint-Leu.—Le ministre de l'intérieur, le baron de la Bourdonnaye, fait un triste portrait de Marie-Louise.—Retour dans son duché.—Reprise de ses réceptions.—Sa fausse sensibilité.—Elle oublie d'aller revoir son fils.—Manœuvres bonapartistes.—Moyens de propagande: cocardes tricolores, cartes, pipes, mouchoirs, rubans, foulards, etc., à l'effigie du prince impérial.—La police redouble de surveillance.—Tentative de soulèvements.—Complots du 12 août 1820.—Condamnations à mort.—Complots de Belfort et de Neubrisach.—Affaire du colonel Caron à Colmar.—Complot des sous-officiers de Saumur.—Les quatre sergents de la Rochelle.—Complot de la Bidassoa.—Le colonel Fabvier et le général Vallin.—Les poètes Barthélémy et Méry.—Ils conçoivent un nouveau poème bonapartiste.—Napoléon en Égypte.—Le Fils de l'Homme.—Arrivée de Barthélémy à Vienne.—Son entrevue avec le comte de Czernine et avec le comte de Dietrichstein.—Ses aveux au gouverneur du duc.—Le comte lui refuse de lui laisser voir le prince.—Il ne remettra même pas au duc de Reichstadt l'ancien poème de Barthélémy, Napoléon en Égypte.—Nouvelle demande d'entrevue par le poète.—Refus obstinés de Dietrichstein.—Barthélémy met son voyage en vers.—Extraits du Fils de l'Homme.—Le poète est traduit en police correctionnelle.—Il présente lui-même sa défense.—Plaidoirie de Me Mérilhou.—Jugement et condamnation de l'auteur.
CHAPITRE XV
LE CHEVALIER DE PROKESCH-OSTEN.
Marie-Louise n'est occupée que de théâtres et de bals.—Voyage à Vienne.—Éducation du duc de Reichstadt.—Les examens.—Les exercices du corps.—Les exercices militaires.—Les grades du duc dans l'armée.—Son séjour à Baden.—Le docteur Hermann-Rollett et les papillons.—Portrait du prince.—Il fait la connaissance de Prokesch-Osten.—Détails sur le chevalier.—François II l'invite, à Gratz, à la table impériale.—Impression causée par le duc sur Prokesch.—Le duc a lu le mémoire de Prokesch sur Waterloo et le remercie d'avoir défendu l'honneur de son père.—Conversation sur la Grèce.—Le duc pourrait être candidat au trône de ce pays.—Ambitions plus hautes.—Conversation sur la campagne de Bonaparte en Syrie.—Aptitudes militaires du prince.—Il supplie Prokesch de rester auprès de lui.—Nouveaux entretiens.—L'Égypte et Napoléon.—Le duc demande à Prokesch ce qu'il pense de lui et de son avenir.—Relations amicales qui s'établissent entre le prince et le chevalier.—Détails sur la valeur personnelle du fils de Napoléon et la noblesse de son caractère.—La légende et la réalité.—Le duc de Reichstadt était un prince du plus grand avenir.—Motifs de sa gravité et de sa mélancolie précoces.—Études sérieuses auxquelles il s'adonne.—Amour des choses militaires.—La guerre.—Il voulait écrire l'histoire stratégique des campagnes de son père.—Nouvelles entrevues avec Prokesch.—Le prince et François II.—La bibliothèque du prince.—Le portrait de Napoléon par Gérard.—Don Carlos et le marquis de Posa.—Plutarque et César.—Le prince Eugène.—Pensées du duc de Reichstadt.—Sa candidature au trône de Pologne.—Insurrection de ce pays.—Le duc est forcé de dissimuler ses ambitions.—Tortures auxquelles est condamné son esprit.—Prokesch et lui se séparent pour quelque temps.—La médaille d'Alexandre le Grand.
CHAPITRE XVI
LE DUC DE REICHSTADT ET LA RÉVOLUTION DE 1830.
Chute du gouvernement de Charles X.—Ce que Prokesch entend dire en Allemagne sur l'avènement possible du fils de Napoléon au trône de France.—Metternich raye le nom de Prokesch de la maison militaire qu'aurait voulu se créer le duc de Reichstadt.—Motifs politiques de cette radiation.—Arrivée du général Belliard à Vienne.—Metternich refuse de le laisser approcher du duc.—Belliard aurait proposé à Maison et à divers généraux de ramener le duc à Paris.—Le fils de Fouché.—Propositions secrètes faites à Metternich au sujet du duc de Reichstadt qu'on aurait voulu faire Empereur.—Politique de Metternich.—La Russie et l'Autriche.—Nicolas Ier et la révolution de 1830.—Metternich se sert du duc de Reichstadt, et à l'insu de ce prince, comme d'un instrument.—Les divers desseins du chancelier.—Situation troublée de l'Europe.—Retour de Prokesch à Vienne.—Entrevue avec le duc de Reichstadt.—Le prince l'interroge sur les événements actuels et sur son avenir.—Doutes sur lui-même.—Il veut aller à Prague.—Prokesch parle des aptitudes du prince à Metternich.—Silence du chancelier.—Motifs de cette attitude.—Le parti du duc de Reichstadt.—Ébauche de manifestations en sa faveur.—Culte de Napoléon.—Le préfet de police Gisquet.—Ce que pense Metternich des journées de Juillet.—Inquiétudes pour la vieille Europe.—Troubles de Bruxelles.—Audience impériale accordée au général Belliard.—Illusions de ce général.—Apparences favorables de Metternich, puis récriminations contre le nouveau gouvernement.—Situation extraordinaire.—Propositions du comte d'Otrante.—Ce que serait Napoléon II.—Projet de constitution impériale.—Metternich demande des garanties.—Il ne les juge pas suffisantes.—Son dédain pour l'instabilité des esprits en France.—François II et le duc de Reichstadt.—L'empereur d'Autriche laisse entendre à son petit-fils qu'il pourrait bien monter sur le trône de France.—Metternich. dissipe ces espérances.—Son entretien avec le duc.—Démarches des bonapartistes.—Lettre de Joseph Bonaparte à François II.—Silence de l'Empereur et du chancelier.—Ladvocat et Dumoulin veulent proclamer à Paris Napoléon II.—Vaines tentatives du général Gourgaud.—François II emmène son petit-fils en Hongrie.—À son retour, la Belgique est en révolution.—Candidature possible du prince au trône de ce pays.—Arrêt rendu par Metternich.—Le prince de Dietrichstein et le duc de Reichstadt.—Encore le prince Eugène de Savoie.—Sympathie du duc pour la cause de Charles X.—François II et ce roi.—Politique de l'Europe.—Metternich refuse au duc de laisser attacher Prokesch à sa personne.—Le fils de Napoléon et le testament impérial.—Il doit et il veut rester prince français.—Origines de la maladie du duc de Reichstadt.—Abus des exercices de toute sorte.—Croissance prolongée.—Études absorbantes.—Ambitions déçues.—Incident du 2 octobre 1830 à la Chambre des députés.—Pétition relative au retour des cendres de Napoléon.—Le duc de Reichstadt et la fille de la princesse Bacciochi.—Le maréchal Marmont.—Le duc veut le connaître et s'entretenir avec lui.—Persistance de l'opposition de Metternich à toute candidature du prince à un trône quelconque.—Sa politique veut qu'il soit et qu'il reste un prince autrichien.