—Adieu, Marguerite.
Elle lui tendit la main.
—Adieu, mon ami. Allez en paix. Dans mes prières de chaque jour, je joindrai votre nom à ceux de ma famille. Vous le voulez bien?
—Merci. J'avais conçu un grand espoir, et je l'ai moi-même brisé.
De sa voix grave, elle répondit:
—Dieu l'a voulu, et non pas nous. Que Dieu vous garde.
Il s'inclina et il partit. Demeurée seule, elle se cacha le front dans les mains, puis se redressa. Elle se rendit dans le cabinet de son père où elle invita MM. Hamel et Bastard à patienter quelques minutes encore; puis, comme l'anxiété l'étreignait de plus en plus, elle se disposa à sortir quand elle entendit la clef qui grinçait dans la serrure. Elle se précipita vers la porte:
—Père, c'est vous, enfin!
M. Roquevillard, qui avait marché vite, s'essuya le front en sueur malgré le froid.
—Marguerite, ces messieurs sont venus?