—Le nouvel aveu qui, d'après lui, résulte de la restitution, par moi, des cent mille francs. Avant trois heures, je suppose, mon tour viendra. À quatre heures ou quatre heures et demie j'aurai terminé.
Et il ajouta, en affectant la tranquillité:
—Le train de Charles arrive à une heure. Ton beau-frère devrait être là.
Peu après, Charles Marcellaz sonna en effet.
—Quelles nouvelles, mon père? demanda-t-il en entrant. Germaine pleurait ce matin en me disant adieu, et les trois petits l'imitaient. Votre télégramme d'hier nous a causé tant de chagrin. Pauvre Hubert!
—Je vous attendais, Charles. Votre place est à côté de moi.
Marguerite vous renseignera en vous faisant servir à déjeuner.
Laissez-moi quelques minutes. Soyez prêt à deux heures moins cinq.
—Je serai prêt. Ah! je vous préviens que j'ai pris mes mesures pour vous restituer la moitié de la dot de Germaine. Plus tard, ce sera le reste.
L'avoué annonçait cela d'un ton de mauvaise humeur, comme un homme peu accoutumé à la bienfaisance et qui s'en cache. Il était conquis, lui aussi, à la cause commune; mais comme sa raison suivait en protestant, il n'affichait pas sa défaite.
—Je n'accepte pas, mon ami, répondit M. Roquevillard.
Et plus ému de ce concours que de tous les efforts adverses qu'il s'apprêtait à repousser, il ajouta: