--Pardon, pardon! s'écria Dournof. Je suis un malheureux, si malheureux, que je voudrais être mort! Pardonne-moi, Antonine!
Antonine étendit la main vers lui, et traça un signe de croix dans l'air, sur la poitrine du jeu ne homme.
--Que Dieu te donne la paix, dit-elle; moi. Je tâcherai de bien faire... Si seulement j'étais sûre que tu ne seras pas malheureux!
--Alors, tu ne veux pas? fit Dournof en la serrant contre son coeur.
--Jamais, sans le consentement de nos parents.
--Je le leur demanderai encore une fuis, s'écria-t-il; malgré leur grossièreté et leur injustice...
--Ils ne te l'accorderont pas! dit Antonine. C'est un général qu'il leur faut pour gendre.
--Que feras-tu?
Elle sourit étrangement.
--Ne crains rien, dit-elle, on ne me mariera pas malgré moi. Je te jure que je ne serai pas la femme de Titolof.