J'ai quitté Paris. Aussi bien, n'y devant plus vous rencontrer, qu'y aurais-je fait?
Je promène en un village délicieux, désert, enserré de hautes montagnes vertes, aux cimes couvertes de neige, un morne chagrin.
Plus que jamais mon âme s'étire de détresse, et il faut le grand isolement bienfaisant où je suis pour étouffer l'appel malsain et maussade de vagues idées de suicide.
Adieu, madame. Je reviendrai en France lorsque je ne serai plus dédaigneux des mouvements extérieurs de la vie.
En attendant cet oubli du seul moi valant la peine de le regarder vivre, je demeure celui qui vous aime.
LIVRE II
L'amour est comme la fièvre: il naît et s'éteint sans que la volonté y ait la moindre part.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tous les plaisirs ne viennent pas de la cessation de la douleur.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .