—Curateurs! acheva Vernooy.
—Et alors il mit la main sur son cœur, puis la leva en l'air, car il y avait quelque chose du ciel là-dedans, et tout cela si bien, si gentiment, avec tant de grâce ...
—Et tout cela avec des gants pattes de canard? demanda la malicieuse Clara.
—Tout cela avec des gants pattes de canard, répéta la tante avec ce zèle bienveillant qui portait à intéresser sa nièce au jeune Witse par toutes les paroles, tous les renseignements, tous les tableaux possibles; vrai, c'était un plaisir de le voir. Beaucoup de personnes disaient qu'il s'acquittait de sa tâche le mieux de tous. Cela allait aussi sans manquer un mot ...
—Mais qu'arriva-t-il donc avec ces gants? marmotta Vernooy; il me semble pourtant...
—Allons donc, dit Madame craignant que cette, histoire de gants rêvée ne vint encore jeter une ombre sur la séduisante peinture qu'elle venait de faire de Gerrit comme collégien; vous confondez avec autre chose.
—Je sais bien que nous avons ri de ce petit garçon qui, dès qu'il a eu son livre en main, a tourné le dos et oublié tout à fait le gratias.
—Ce sera cela, dit l'excellent mari tout content de pouvoir s'attacher à quelque chose qui couvrît son imprudente réminiscence. Oui, oui, ce petit garçon, je le vois encore.
—Mais, dites-moi, ma tante, demanda la jeune fille aussi naïvement qu'elle le put, monsieur Witse n'a pourtant pas remporté de prix maintenant, n'est-ce pas?
—Mais non, mon enfant! à l'université! allons donc! A moins que ce ne soit une médaille, se hâta-t-elle d'ajouter pour tirer parti de cet incident aussi, en avez-vous entendu parler, Vernooy?