Il ne put répondre; des larmes de dépit remplirent ses yeux.
—Est-ce-là votre boa, mademoiselle Bonze? demandait Hateling qui s'approcha de la jeune fille avec le vêtement en question, et il le jeta sur ses blanches épaules.
Les convives se retirèrent.
Une dernière torture attendait Gerrit.
—Pourquoi donc n'avez-vous pas voulu déclamer? demanda sa maman quand tout le monde fut parti,
—Parce que je ne le sais pas! répondit-il.
—Oh! dit le papa Witse, n'en parlons plus; c'est une misérable affaire. On dit partout que tu es très-bien et quand il y a du monde à la maison tu es toujours muet et sournois. Nous ne nous apercevons guère de ton mérite. J'ai vu parfaitement que monsieur Van Hoel pensait: Est-ce bien là le charmant Witse?
—Oui, Gerrit, cela ne fait pas plaisir! ajouta la maman. Voilà madame Stork; elle ne s'est vraiment épargné aucune peine, elle t'a entamé de toutes les manières! C'est une gentille femme, une femme parfaite, une femme particulièrement charmante,—la brave mère appuyait sur chaque mot,—et tu étais roide comme un mannequin...
—Madame Stork ne me laissait pas prendre la parole, ma chère maman, répondit Gerrit avec un léger sourire.
—Allons, mon ami, c'est bon pour une fois, mais que cela ne recommence plus, dit le papa, je t'en remercie; à quoi te sert d'être savant si tu ne le montres pas?