[84: «Il est même probable qu'elle se continue dans le département de la Seine-Inférieure, vers Forges et Neufchâtel. La couleur générale est plus ou moins grise, quelquefois jaunâtre, variée de traits plus foncés et quelquefois de points rougeâtres, dont l'ensemble offre un mélange agréable, et présente des accidens multipliés; ce marbre est très-dur. Les acides n'ont sur lui qu'une action très-lente; il est susceptible du plus beau poli; vu son abondance, on pourra même l'employer à bâtir.» (Gazette de France, du 25 octobre 1821.)]
[85: «Ces bans appartiennent à M. le baron Morel. Il paraît qu'on s'occupe d'employer ce marbre indigène dans les constructions publiques. La réussite de ce projet sera une noble conquête faite au profit de l'industrie nationale sur le monopole étranger.» (Le Constitutionnel, 30 novembre 1821.)]
[86: Mieux informés que nous n'étions lorsque cette remarque fut écrite, nous dirons que ces ornemens ridicules, déjà brisés, et en partie détruits, n'étaient que provisoires et seulement en attendant qu'ils soient exécutés en bronze doré. Enfin, si les accessoires de ce monument n'ont pas été faits en matière plus solide, si les marbres qui doivent revêtir les murailles n'ont pas été placés de suite, il est juste de n'en point jeter le blâme sur M. Deseine; cet habile sculpteur m'a dit avoir perdu plus de quinze mille francs sur la façon de ce groupe. L'on doit bien plutôt en accuser une autorité que je ne nommerai pas, et qui seule a mis des entraves à la confection de ces décors complémentaires. (Note de l'auteur.)]
[87: À la cathédrale, on en peut dire autant de la niche où l'on a placé la belle Vierge des Carmes; l'intérieur de cette niche est peint, lorsque l'importance du monument exigerait du marbre, du porphyre, de l'albâtre, ou tout au moins du stuc.]
[88: «Il paraît que ce fut vers le règne de François Ier que l'on commença à négliger en France le choix des matériaux, la bonté des cimens, la force des constructions, pour ne s'occuper que de la forme et de la décoration. En rapportant d'Italie la belle architecture des Grecs et des Romains, on aurait dû les imiter également dans les précautions qu'ils prenaient pour assurer la durée de leurs ouvrages sous un climat bien moins délétère. L'égoïsme fut réduit en système. On jouissait des ouvrages des morts, mais on ne voulait rien faire pour les races futures; aussi la porte Saint-Denis, en 1800, était plus dégradée que l'arc de Constantin, Versailles inhabitable, et l'aqueduc de Maintenon, monument gigantesque, tombait en ruines.» (Voyage de Kamgki, tome 1er, pag. 28 et 29, par M. le duc de Lévis.)]
[89: Art parfait en Italie, trop peu cultivé en France; je n'en connais à Paris qu'un dépôt et un atelier. On a fait sonner bien haut la facture de quelques fresques, c'est-à-dire des peintures faites sur un enduit de chaux ou de sable, appliqué sur les murs d'un édifice, et l'on néglige de remettre à neuf les belles peintures presqu'effacées des voûtes de Saint-Sulpice et de Saint-Roch. Sans vouloir déprécier le genre de la peinture à fresque, très-intéressant en soi pour certains lieux, il est toutefois trop peu durable pour être admis exclusivement à l'ornement des plus belles basiliques et des palais de la capitale. La mosaïque est la seule composition vraiment solide; c'est donc cet art que l'on ne peut trop encourager ni trop prodiguer dans nos grands monumens.]
[90: Vénus Borghèse, Trajan, Esculape, etc.]
[91: Élève de Michel-Ange, et réparateur des plus belles statues de l'antiquité.]
[92: «La statue était de deux pièces, jointes au moyen de deux forts tenons en fer. Le Grec, craignant de perdre le fruit de ses travaux, ajoute M. Durville, en avait fait porter et déposer dans une étable la partie supérieure avec les deux Hermès; l'autre était encore dans la niche. Je visitai le tout attentivement, et ces divers morceaux me parurent de bon goût, autant cependant que mes faibles connaissances dans les arts me permirent d'en juger.
«La statue, dont je mesurai les deux parties séparément, avait, à très-peu de chose près, six pieds de haut. Elle représentait une femme nue, dont la main gauche relevée tenait une pomme, et la droite soutenait une ceinture habilement drapée, et qui tombait négligemment des reins jusqu'aux pieds; du reste, elles ont été l'une et l'autre mutilées, et sont actuellement détachées du corps; les cheveux sont retroussés par derrière et retenus par un bandeau; la figure est très-belle, et serait bien conservée, si le bout du nez n'était pas entamé (on l'a restauré en plâtre); le seul pied qui reste est nu; les oreilles ont été percées et ont dû recevoir des pendans. Tous ces attributs sembleraient assez convenir à la Vénus du jugement de Pâris; mais où seraient alors Junon, Minerve et le beau berger?»