[100: «Plusieurs officiers anglais ont passé au service du Grand-Seigneur, et dirigent les fortifications qu'on élève à Constantinople.» Courrier Français, 6 mars 1822.
«Notre correspondant de Malte nous informe que le fils du commandant des flottes combinées turques et égyptiennes, est parti pour l'Angleterre, à l'effet d'acheter des armes et des munitions pour une somme considérable.» Chronicle, du 5 avril 1822.]
[101: Voyez tous les journaux du temps et notamment les Débats, où se lit cette phrase remarquable: «Les Turcs sont conseillés par certains Européens qui n'aiment pas à voir des marins, soit militaires, soit marchands, autre part que dans leurs propres ports. L'Angleterre a le plus grand intérêt à laisser détruire la marine marchande de la Grèce, qui forte de mille à douze cents bâtimens, s'était emparée de tout le commerce de transport dans les mers du Levant.»]
[102: Voyez tous les journaux du temps.]
[103: «La marine des insurgés grecs qui ne fait que de naître, fixe déjà l'attention de l'Europe. Cette marine est la propriété des principaux négocians de Spezia et Psara auxquels se sont jointes d'autres maisons de commerce de plusieurs îles de l'archipel, dont la fortune mobilière est évaluée à près de quarante millions. On cite la seule maison de Konluruly, de l'île d'Hydria, qui, riche de huit millions d'Espagne, a équipé à ses frais trente vaisseaux de toute grandeur: d'autres maisons en ont dix, huit, cinq, dans la proportion de leurs moyens. Beaucoup de négocians moins aisés se sont réunis pour fournir à la flotte un navire. Les principaux propriétaires de ces vaisseaux forment le conseil de l'amirauté qui, comme l'on sait, a été établi à l'île d'Hydria. Ce conseil dirige exclusivement toutes les opérations maritimes. La flotte grecque, telle qu'elle est maintenant, compte à peu près cent cinquante bâtimens, depuis quinze, jusqu'à trente et quarante canons; un plus grand nombre en a moins de quinze. Il y a cinq cents petits navires, qui ne sont armés que de deux à cinq canons. Les vaisseaux qui ont plus de quinze canons, sont répartis en quatre divisions, dans chacune desquelles se trouvent répartis un certain nombre de petits navires.» Journal de Paris, 24 septembre 1821.]
[104: Qu'elle ne conserve qu'au mépris du Traité d'Amiens. (Voir ce Traité.)]
[105: Terreur ostensiblement manifestée dans le journal ministériel anglais, où se lisaient en toutes lettres, ces mots d'alarmes: «Que l'on chasse les Turcs d'Europe; qu'on rende à l'Asie-Mineure ces villes, cette population et ces richesses, qui en faisaient le jardin du monde, au siècle d'Alexandre, et notre empire de l'Inde n'aura pas dix ans d'existence.»]
[106: Quotidienne du 30 octobre, sous la date d'Hambourg.]
[107: Depuis que ceci est écrit, on mande de la frontière de la Moldavie, que les députés de la junte d'Argos sont chargés de déclarer aux puissances étrangères, qu'ils sont disposés à écouter toutes propositions sur la forme de leur gouvernement. Courrier, sous la date du 21 février 1821.]
[108: L'immortelle Catherine disait à un ministre de Louis XV, à M. de Choiseul, je crois: «Je règne au nord, et votre maître au midi de l'Europe; si la France était constamment alliée avec la Russie, il ne se tirerait pas un seul coup de canon sur le continent, sans notre permission.»]