[109: Son crédit, alors, était immense.]

[110: Elles sortent dans des chariots couverts d'étoffes brodées en or; ces chariots sont traînés par des bœufs richement caparaçonnés.]

[111: Très-mauvaise, disent des personnes qui ont été à même de l'entendre.]

[112: Œuvres de Voltaire, tome 21, page 2. Remarques sur l'histoire.]

[113: Extrait d'une lettre trop longue pour le texte, et dont nous mettons le reste en note. «Les Grecs possèdent des traductions excellentes dans notre langue, de la logique de Condillac, de la morale de Heineccius, de Locke, de l'algèbre de Lacaille, de l'astronomie de La Lande, de l'algèbre et de l'arithmétique d'Euler, de la philosophie chimique de Fourcroi. Ils ont aussi tourné leurs études vers la philologie et les anciens classiques. Tous les auteurs de l'antiquité ont été imprimés et commentés dans la Grèce moderne. Le savant docteur Corai, bien connu en France, en a donné d'excellentes éditions; il était protégé dans cette belle et utile entreprise, par MM. Zozima, riches négocians qui, avec une munificence admirable, et dirigés par le patriotisme le plus désintéressé, employaient des fonds considérables à ces éditions. Ils les vendaient au prix le plus modéré, dont ils diminuaient même un cinquième pour les Grecs qui en prenaient dix exemplaires. Ils ont fait plus encore; n'écoutant que leur zèle, ils distribuaient gratuitement leurs classiques à tous les professeurs dont le talent et l'activité étaient connus, et à tous les élèves dont les maîtres attestaient l'application et les progrès depuis long-temps. Au reste les revenus de ces généreux patriotes étaient consacrés à l'utilité commune. Ils avaient déjà fait imprimer à leurs frais, et distribuer gratis, les ouvrages de l'archimandrite Eugénius, et chaque année ils employaient à de semblables entreprises, les presses grecques de Vienne, de Leipsik, de Moscou et de Venise. Les savans européens estiment et consultent les ouvrages de nos géographes, notamment les cartes de la Grèce, par Riga, qui sont les meilleures que l'on connaisse. On a aussi traduit en grec moderne l'Énéide de Virgile, et Jérusalem délivrée, en vers; quelques ouvrages de Lucien; le Télémaque, avec des notes mythologiques et géographiques, dont un éditeur français pourrait faire son profit; les Mondes de Fontenelle, avec un commentaire instructif, dans lequel est corrigé le cartésianisme de cet ouvrage, d'après les nouvelles connaissances: nous avons également de belles traductions du beau Traité des délits et des peines, par Beccaria, des Maximes de la Rochefoucault, de la grandeur et de la décadence des Romains, par Montesquieu, de l'Histoire grecque de Goldsmith, des Voyages de Cyrus, de Bélisaire, d'Anacharsis, de la Mort d'Abel de Gessner, de la Bergère des Alpes, de la Galatée de Florian, etc… Je ne vous parlerai pas des ouvrages originaux composés par les Grecs, et qui sont en grand nombre. Ainsi les Grecs modernes jouissent maintenant dans leur langue de presque tous les bons ouvrages français, allemands, anglais, italiens. À l'imitation de MM. Zozima, des particuliers à qui leur fortune ne permettait pas de former d'aussi grandes spéculations, ont du moins voulu encourager selon leurs facultés, les progrès des lettres, et chaque jour de nouveaux ouvrages paraissaient avec de longues listes de souscripteurs.

«Des prix olympiadiques annoncés à l'Europe devaient être décernés aux littérateurs de toutes les tribus grecques qui, dans la langue hellénique moderne, avaient composé ou traduit les plus beaux ouvrages. Tels sont ces Grecs que l'on appelle barbares. Qu'ils soient délivrés, par l'intervention de l'Europe chrétienne, du joug sanglant sous lequel ils gémissent, et l'Europe entière sera bientôt forcée d'estimer, peut-être d'admirer, mais surtout d'aimer les descendans de ceux dont elle a recueilli celui des lumières et de la civilisation.»]

[114: Voyage de M. Poucqueville en Grèce.]

[115: M. de Jucheran de Saint-Denis en cite un exemple remarquable, que je vais transcrire textuellement. «Afin de donner plus de vigueur au tronc principal, le lâche et cruel Mahomet III fit périr ses dix-neuf frères, et toutes les concubines que son père avait laissées enceintes, et resta seul de toute sa famille. Par suite de cette politique barbare, tous les enfans nés du mariage d'une sœur ou cousine du Sultan régnant avec un des sujets de l'Empire, sont condamnés à une mort inévitable, au moment de leur naissance.» Révolutions de Constantinople, tome 1, page 21.]

[116: Éventail.]

[117: M. Casimir Delavigne, dans la pièce des Comédiens.]