Chapitre II. — Dryden.
- I. Débuts de Dryden. — Fin de l'âge poétique. — Causes des décadences et des renaissances littéraires. [163]
- II. Sa famille. — Son éducation. — Ses études. — Ses lectures. — Ses habitudes. — Sa situation. — Son caractère. — Son public. — Ses amitiés. — Ses querelles. — Concordance de sa vie et de son talent. [165]
- III. Les théâtres rouverts et transformés. — Le nouveau public et le goût nouveau. — Théories dramatiques de Dryden. — Son jugement sur l'ancien théâtre anglais. — Son jugement sur le nouveau théâtre français. — Son œuvre composite. — Disparates de son théâtre. — L'Amour tyrannique. — Grossièretés de ses personnages. — L'Empereur des Indes, Aurengzèbe, Almamzor. [169]
- IV. Style de ce théâtre. — Le vers rimé. — La diction fleurie. — Les tirades pédantesques. — Désaccord du style classique et des événements romantiques. — Comment Dryden reprend et gâte les inventions de Shakspeare et de Milton. — Pourquoi ce drame n'a pas abouti. [187]
- V. Mérites de ce drame. — Personnages d'Antoine, d'Octavie et de Ventidius. — Otway. — Sa vie. — Ses œuvres. — L'Orpheline, Venise sauvée. [197]
- VI. Dryden écrivain. — Espèce, portée, limites de son esprit. — Sa maladresse dans la flatterie et les gravelures. — Sa pesanteur dans la dissertation et la discussion. — Sa vigueur et son honnêteté foncière. [217]
- VII. Comment la littérature en Angleterre a son emploi dans la politique et la religion. — Poëmes politiques de Dryden: Absalon et Achitophel, la Médaille. — Poëmes religieux de Dryden: Religio Laici, la Biche et la Panthère. — Apreté et virulence de ces poëmes. — Mac Flecnoe. [227]
- VIII. Apparition de l'art d'écrire. — Différence entre la forme d'esprit de l'âge artistique et la forme d'esprit de l'âge classique. — Procédés de Dryden. — La diction soutenue et oratoire. [236]
- IX. Manque d'idées générales en cet âge et dans cet esprit. — Ses traductions. — Ses remaniements. — Ses imitations. — Ses contes et ses épîtres. — Ses défauts. — Ses mérites. — Sérieux de son caractère, élans de son inspiration, accès d'éloquence poétique. — Ode pour la fête de sainte Cécile. [240]
- X. Fin de Dryden. — Ses misères. — Sa pauvreté. — En quoi son œuvre est incomplète. — Sa mort. [251]
Chapitre III. — La Révolution.
- I. La révolution morale au dix-huitième siècle. — Elle accompagne la révolution politique. [254]
- II. Brutalité du peuple. — Le gin. — Les émeutes. — Corruption des grands. — Les mœurs politiques. — Trahisons sous Guillaume et Anne. — Vénalité sous Walpole et Bute. — Les mœurs privées. — Les viveurs. — Les athées. — Lettres de lord Chesterfield. — Sa politesse et sa morale. — L'Opéra du Gueux, par Gay. — Ses élégances et sa satire. [255]
- III. Principes de la civilisation en France et en Angleterre. — La conversation en France. Comment elle aboutit à une révolution. — Le sens moral en Angleterre. Comment il aboutit à une réforme. [269]
- IV. La religion. — Les apparences visibles. — Le sentiment profond. — Comment la religion est populaire. — Comment elle est vivante. — Les ariens. — Les méthodistes. [277]
- V. La chaire. — Médiocrité et efficacité de la prédication. — Tillotson. — Sa lourdeur et sa solidité. — Barrow. — Son abondance et sa minutie. — South. — Son âcreté et son énergie. — Comparaison des prédicateurs en France et en Angleterre. [287]
- VI. La théologie. — Comparaison de l'apologétique en France et en Angleterre. — Sherlock, Stillingfleet, Clarke. — La théologie n'est pas spéculative, mais morale. — Les plus grands esprits se rangent du côté du christianisme. — Impuissance de la philosophie spéculative. — Berkeley, Newton, Locke, Hume, Reid. — Développement de la philosophie morale. — Smith, Butler, Price, Hutcheson. [304]
- VII. La constitution. — Le sentiment du droit. — Traité du gouvernement, par Locke. — La théorie du droit personnel est acceptée. — Comment le tempérament, l'orgueil et l'intérêt la soutiennent. — La théorie du droit personnel est appliquée. — Comment les élections, les journaux, les tribunaux la mettent en pratique. [313]
- VIII. La tribune. — Énergie et rudesse de cette éloquence. — Lord Chatam. — Junius. — Fox. — Sheridan. — Pitt. — Burke. [322]
- IX. Issue du travail du siècle. — Transformation économique et morale. — Comparaison des portraits de Reynolds et de ceux de Lely. — Doctrines et tendances contraires en France et en Angleterre. — Les révolutionnaires et les conservateurs. — Jugement de Burke et du peuple anglais sur la Révolution française. [341]
Chapitre IV. — Addison.
- I. Addison et Swift dans leur siècle. — En quoi ils se ressemblent et en quoi ils diffèrent. [355]
- II. L'homme. — Son éducation et sa culture. — Ses vers latins. — Son voyage en France et en Italie. — Son Épître à lord Halifax. — Ses Remarques sur l'Italie. — Son Dialogue sur les médailles. — Son poëme sur la Campagne de Blenheim. — Sa douceur et sa bonté. — Ses succès et son bonheur. [356]
- III. Son sérieux et sa raison. — Ses études solides et son observation exacte. — Sa connaissance des hommes et sa pratique des affaires. — Noblesse de son caractère et de sa conduite. — Élévation de sa morale et de sa religion. — Comment sa vie et son caractère ont contribué à l'agrément et à l'utilité de ses écrits. [365]
- IV. Le moraliste. — Ses essais sont tous moraux. — Contre la vie grossière, sensuelle ou mondaine. — Cette morale est pratique, et partant banale et décousue. — Comment elle s'appuie sur le raisonnement et le calcul. — Comment elle a pour but la satisfaction en ce monde, et le bonheur dans l'autre. — Mesquinerie spéculative de sa conception religieuse. — Excellente pratique de sa conception religieuse. [370]
- V. L'écrivain. — Conciliation de la morale et de l'élégance. — Quel style convient aux gens du monde. — Mérites de ce style. — Inconvénients de ce style. — Addison critique. — Son jugement sur le Paradis perdu. — Accord de son art et de sa critique. — Limites de la critique et de l'art classiques. — Ce qui manque à l'éloquence d'Addison, de l'Anglais et du moraliste. [385]
- VI. La plaisanterie grave. — L'humour. — L'imagination sérieuse et féconde. — Sir Roger de Coverley. — Le sentiment religieux et poétique. — Vision de Mirza. — Comment le fonds germanique subsiste sous la culture latine. [395]
FIN DE LA TABLE.
Notes
[1]: Voyez surtout les portraits de lady Mooreland, de lady Williams, de la comtesse d'Ossory, de la duchesse de Cleveland, de lady Price, etc.
[2]: Carlyle, Cromwell's speeches and letters, t. I, p. 48.