—Il fait beau, dit Georges.

—Quel est ce pays-là? dit Oscar en montrant le château de Franconville qui produit un magnifique effet au revers de la grande forêt de Saint-Martin.

—Comment! s'écria le comte, vous qui dites aller si souvent à Presles, vous ne connaissez pas Franconville?

—Monsieur, dit Mistigris, connaît les hommes et non pas les châteaux.

—Les apprentis diplomates peuvent bien avoir des distractions! s'écria Georges.

—Souvenez-vous de mon nom? répondit Oscar furieux. Je m'appelle Oscar Husson, et dans dix ans je serai célèbre.

Après ces paroles prononcées avec forfanterie, Oscar se tapit dans un coin.

—Husson de quoi? fit Mistigris.

—Une grande famille, répondit le comte, les Husson de la Cerisaie: monsieur est né sous les marches du trône impérial.

Oscar rougit alors jusque dans la peau de ses cheveux et fut travaillé par une terrible inquiétude. On allait descendre la rapide côte de la Cave au bas de laquelle se trouve, dans un étroit vallon, à la fin de la grande forêt de Saint-Martin, le magnifique château de Presles.