Ce poème étrange mit en révolution les départements de l'Allier, de la Nièvre et du Cher, heureux de posséder un poète capable de lutter avec les illustrations parisiennes. Paquita la Sévillane par Jan Diaz fut publiée dans l'Écho du Morvan, espèce de Revue qui lutta pendant dix-huit mois contre l'indifférence provinciale. Quelques gens d'esprits prétendirent à Nevers que Jan Diaz avait voulu se moquer de la jeune école qui produisait alors ses poésies excentriques, pleines de verve et d'images, où l'on obtint de grands effets en violant la muse sous prétexte de fantaisies allemandes, anglaises et romanes.
Le poème commençait par ce chant.
Si vous connaissiez l'Espagne,
Son odorante campagne,
Ses jours chauds aux soirs si frais;
D'amour, de ciel, de patrie,
Tristes filles de Neustrie,
Vous ne parleriez jamais.
C'est que là sont d'autres hommes
Qu'au froid pays où nous sommes!