A un ami? je crois bien. (On entend la voix de Fleury.) Voilà Fleury qui maudit Baudoyer. Hein! est-ce bien joué? Baudoyer aura la place. (Confidentiellement.) Après tout, tant mieux. Du Bruel, suivez bien les conséquences. Rabourdin serait un lâche de rester sous Baudoyer, il donnera sa démission, et ça nous fera deux places. Vous serez Chef, et vous me prendrez avec vous comme Sous-chef. Nous ferons des vaudevilles ensemble, et je vous piocherai la besogne au Bureau.

DU BRUEL (souriant).

Tiens, je ne songeais pas à cela. Pauvre Rabourdin! ça me ferait de la peine, cependant.

BIXIOU.

Ah! voilà comment vous l’aimez? (Changeant de ton.) Eh! bien, je ne le plains pas non plus. Après tout, il est riche; sa femme donne des soirées, et ne m’invite pas, moi qui vais partout! Allons, mon bon du Bruel, adieu, sans rancune! (Il sort dans le Bureau.) Adieu, Messieurs. Ne vous disais-je pas hier qu’un homme qui n’avait que des vertus et du talent était toujours bien pauvre, même avec une jolie femme.

FLEURY.

Vous êtes riche, vous!

BIXIOU.

Pas mal, cher Cincinnatus! Mais vous me donnerez à dîner au Rocher de Cancale.

POIRET.