—Ce n’est pas la peine, monsieur le baron, dit Louchard, j’ai ordre de ne recevoir mon paiement qu’en espèces d’or ou d’argent. A cause de vous, je me contenterai de billets de banque.

Tarteifle! s’écria le baron, mondrez moi tonc les didres? Contenson présenta trois dossiers couverts en papier bleu, que le baron prit en regardant Contenson, auquel il dit à l’oreille:—Ti hauraid vaide eine meyeur churnée en m’aferdissant.

—Eh! vous savais-je ici, monsieur le baron? répondit l’espion sans se soucier d’être ou non entendu de Louchard. Vous avez bien perdu en ne me continuant pas votre confiance. On vous carotte, ajouta ce profond philosophe en haussant les épaules.

C’esde frai, se dit le baron. Ah! ma bedide, s’écria-t-il en voyant les lettres de change et s’adressant à Esther, fus edes la ficdime t’ein famez goquin! eine aissegrob!

—Hélas! oui, dit la pauvre Esther; mais il m’aimait bien!...

Si chaffais si... chaurais vaid eine obbosition andre fos mains.

—Vous perdez la tête, monsieur le baron, dit Louchard, il y a un tiers porteur.

Ui, reprit-il, il y en a ein diers bordier... Cérissed! ein ôme t’obbozission!

—Il a le malheur spirituel, dit en souriant Contenson, il fait un calembour.

—Monsieur le baron veut-il écrire un mot à son caissier? dit Louchard en souriant, je vais y envoyer Contenson et renverrai mon monde. L’heure s’avance, et tout le monde saurait...