En ce moment, Étienne arrivait à la maison, il n’y vit pas Gabrielle, et jeta un cri perçant.

—Le voici, s’écria la jeune fille, laissez-moi l’aller rassurer.

—Je viendrai savoir votre réponse demain matin, dit le baron.

—Je consulterai mon père, répondit-elle.

—Vous ne le verrez plus, je viens de recevoir l’ordre de l’arrêter et de l’envoyer à Rouen, sous escorte et enchaîné, dit-il en quittant Gabrielle frappée de terreur.

La jeune fille s’élança dans la maison et y trouva Étienne épouvanté du silence par lequel la nourrice avait répondu à sa première question:—Où est-elle?

—Me voilà, s’écria la jeune fille dont la voix était glacée, dont les couleurs avaient disparu, dont la démarche était lourde.

—D’où viens-tu? dit-il, tu as crié.

—Oui, je me suis heurtée contre...

—Non, mon amour, répondit Étienne en l’interrompant, j’ai entendu les pas d’un homme.