Au moment où une femme se décide à trahir la foi conjugale, elle compte son mari pour tout ou pour rien. On peut partir de là.

LXXXVII.

La vie de la femme est dans la tête, dans le cœur ou dans la passion. A l’âge où sa femme a jugé la vie, un mari doit savoir si la cause première de l’infidélité qu’elle médite procède de la vanité, du sentiment ou du tempérament. Le tempérament est une maladie à guérir; le sentiment offre à un mari de grandes chances de succès; mais la vanité est incurable. La femme qui vit de la tête est un épouvantable fléau. Elle réunira les défauts de la femme passionnée et de la femme aimante, sans en avoir les excuses. Elle est sans pitié, sans amour, sans vertu, sans sexe.

LXXXVIII.

Une femme qui vit de la tête, tâchera d’inspirer à un mari de l’indifférence; la femme qui vit du cœur, de la haine; la femme passionnée, du dégoût.

LXXXIX.

Un mari ne risque jamais rien de faire croire à la fidélité de sa femme, et de garder un air patient ou le silence. Le silence surtout inquiète prodigieusement les femmes.

XC.

Paraître instruit de la passion de sa femme est d’un sot; mais feindre d’ignorer tout, est d’un homme d’esprit, et il n’y a guère que ce parti à prendre. Aussi dit-on qu’en France tout le monde est spirituel.

XCI.