—Le comte Hulot...

—Oh! votre mari, madame, a déjà fricassé les économies du vieux lieutenant-général, il en a meublé la maison de sa cantatrice. Voyons, me laisserez-vous partir sans espérance?

—Adieu, monsieur. On guérit facilement d’une passion pour une femme de mon âge, et vous prendrez des idées chrétiennes. Dieu protége les malheureux...

La baronne se leva pour forcer le capitaine à la retraite, et elle le repoussa dans le grand salon.

—Est-ce au milieu de pareilles guenilles que devrait vivre la belle madame Hulot? dit-il.

Et il montrait une vieille lampe, un lustre dédoré, les cordes du tapis, enfin les haillons de l’opulence qui faisaient de ce grand salon blanc, rouge et or, un cadavre des fêtes impériales.

—La vertu, monsieur, reluit sur tout cela. Je n’ai pas envie de devoir un magnifique mobilier en faisant de cette beauté, que vous me prêtez, des piéges à loups, des chatières à pièces de cent sous!

Le capitaine se mordit les lèvres en reconnaissant les expressions par lesquelles il venait de flétrir l’avidité de Josépha.

—Et pour qui cette persévérance? demanda-t-il.

En ce moment la baronne avait éconduit l’ancien parfumeur jusqu’à la porte.