—Vous avez des excuses, mademoiselle, dit la baronne, Dieu les appréciera. Mais moi, loin de vous faire des reproches, je suis venue au contraire contracter envers vous une dette de reconnaissance.
—Madame, j’ai pourvu, voici bientôt trois ans, aux besoins de monsieur le baron...
—Vous, s’écria la baronne à qui des larmes vinrent aux yeux. Ah! que puis-je pour vous? je ne puis que prier...
—Moi! et monsieur le duc d’Hérouville, reprit la cantatrice, un noble cœur, un vrai gentilhomme...
Et Josépha raconta l’emménagement et le mariage du père Thoul.
—Ainsi, mademoiselle, dit la baronne, mon ami, grâce à vous, n’a manqué de rien?
—Nous avons tout fait pour cela, madame.
—Et où se trouve-t-il?
—Monsieur le duc m’a dit, il y a six mois environ, que le baron, connu de son notaire sous le nom de Thoul, avait épuisé les huit mille francs qui devaient n’être remis que par parties égales de trois en trois mois, répondit Josépha. Ni moi ni monsieur d’Hérouville nous n’avons entendu parler du baron. Notre vie, à nous autres, est si occupée, si remplie, que je n’ai pu courir après le père Thoul. Par aventure, depuis six mois, Bijou, ma brodeuse, sa... comment dirais-je?
—Sa maîtresse, dit madame Hulot.