—Il faut un drap pour l’ensevelir; où donc en prendre un?... demanda-t-elle à Schmucke, que ce spectacle frappa de terreur.

Après avoir vu la Religion procédant avec son profond respect de la créature destinée à un si grand avenir dans le ciel, ce fut une douleur à dissoudre les éléments de la pensée, que cette espèce d’emballage où son ami était traité comme une chose.

Vaides gomme fus fitrez!... répondit machinalement Schmucke.

Cette innocente créature voyait mourir un homme pour la première fois. Et cet homme était Pons, le seul ami, le seul être qui l’eût compris et aimé!...

—Je vais aller demander à madame Cibot où sont les draps, dit la Sauvage.

—Il va falloir un lit de sangle pour coucher cette dame, dit madame Cantinet à Schmucke.

Schmucke fit un signe de tête et fondit en larmes. Madame Cantinet laissa ce malheureux tranquille; mais, au bout d’une heure, elle revint et lui dit:

—Monsieur, avez-vous de l’argent à nous donner pour acheter?

Schmucke tourna sur madame Cantinet un regard à désarmer les haines les plus féroces; il montra le visage blanc, sec et pointu du mort, comme une raison qui répondait à tout.

Brenez doud et laissez-moi bleurer et brier, dit-il en s’agenouillant.