—La famille déshéritée. C’est le fondé de pouvoir de monsieur le président Camusot.

—Bien! dit le maître des cérémonies, avec un air de satisfaction. Nous aurons au moins deux glands de tenus, l’un par vous et l’autre par lui.

Le maître des cérémonies, heureux d’avoir deux glands garnis, alla prendre deux magnifiques paires de gants de daim blancs, et les présenta tour à tour à Fraisier et à Villemot d’un air poli.

—Ces messieurs voudront bien prendre chacun un des coins du poêle!... dit-il.

Fraisier, tout en noir, mis avec prétention, cravate blanche, l’air officiel, faisait frémir, il contenait cent dossiers de procédure.

—Volontiers, monsieur, dit-il.

—S’il pouvait nous arriver seulement deux personnes, dit le maître des cérémonies, les quatre glands seraient garnis.

En ce moment arriva l’infatigable courtier de la maison Sonet, suivi du seul homme qui se souvînt de Pons, qui pensât à lui rendre les derniers devoirs. Cet homme était un gagiste du théâtre, le garçon chargé de mettre les partitions sur les pupitres à l’orchestre, et à qui Pons donnait tous les mois une pièce de cinq francs, en le sachant père de famille.

Ah! Dobinard (Topinard)... s’écria Schmucke en reconnaissant le garçon. Du ame Bons, doi!...

—Mais, monsieur, je suis venu tous les jours, le matin, savoir des nouvelles de monsieur...