—Il est en bas, il cause avec cette pauvre madame Cibot, qui pleure toutes les larmes de son corps, répondit la Cantinet.
La Sauvage dégringola par les escaliers avec une telle rapidité, que les marches tremblaient sous ses pieds.
—Monsieur... dit-elle à Fraisier en l’attirant à elle à quelques pas de madame Cibot.
Et elle désigna Topinard au moment où le garçon de théâtre passait fier d’avoir déjà payé sa dette à son bienfaiteur, en empêchant par une ruse inspirée par les coulisses, où tout le monde a plus ou moins d’esprit drolatique, l’ami de Pons de tomber dans un piége. Aussi le gagiste se promettait-il de protéger le musicien de son orchestre contre les piéges qu’on tendrait à sa bonne foi.
—Vous voyez bien ce petit misérable!... c’est une espèce d’honnête homme qui veut fourrer son nez dans les affaires de monsieur Schmucke...
—Qui est-ce? demanda Fraisier.
—Oh! un rien du tout...
—Il n’y a pas de rien du tout, en affaires...
—Hé! dit-elle, c’est un garçon de théâtre, nommé Topinard...
—Bien, madame Sauvage! continuez ainsi, vous aurez votre débit de tabac.