CONSTANCE, à part.[→] L’empereur notre maître vient vers nous plus triste que de coutume. Je cherche avec un extrême étonnement ce qu’il peut vouloir.
CONSTANTIN.[→] Approchez, Constance, ma fille, j’ai quelques mots à vous dire.
CONSTANCE.[→] Me voici, mon seigneur; dites, que me voulez-vous?
CONSTANTIN.[→] Je suis en proie à une grande anxiété de cœur, et j’éprouve une profonde tristesse.
CONSTANCE.[→] Tout à l’heure en vous voyant venir, je me suis aperçue de cette tristesse, et, sans en savoir la cause, j’en ai ressenti du trouble et de la crainte.
CONSTANTIN.[→] C’est à cause de vous que je m’afflige.
CONSTANCE.[→] De moi?
CONSTANTIN.[→] De vous.
CONSTANCE.[→] Vous m’effrayez. Qu’y a-t-il, mon seigneur?
CONSTANTIN.[→] Je crains, en le disant, de vous affliger.