JULIEN.[→] Il m’est bien démontré que le malaise de notre empire vient de l’extrême liberté dont jouissent les chrétiens, qui prétendent suivre les lois qu’ils ont reçues du temps de Constantin.
LES CONSULS.[→] Il serait honteux pour vous de le souffrir.
JULIEN.[→] Je ne le souffrirai pas.
LES CONSULS.[→] Vous agirez ainsi d’une manière convenable.
JULIEN.[→] Soldats! prenez les armes et dépouillez les chrétiens de ce qu’ils possèdent, en leur objectant la maxime de Jésus-Christ qui a dit: «Celui qui ne renoncera pas pour moi à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple[(21)].»
LES GARDES.[→] Nous vous obéirons sans retard.
SCÈNE II.[→]
Les mêmes.
LES CONSULS.[→] Voici les soldats qui reviennent.