DIEU.[→] C’est pour la résurrection de Drusiana et de ce jeune homme étendu près de sa tombe, que je vous apparais. Mon nom doit être glorifié en eux.

ANDRONIQUE, à Jean.[→] Avec quelle promptitude il est remonté au ciel[(39)]!

JEAN.[→] Je ne comprends pas entièrement la cause de tout ceci.

ANDRONIQUE.[→] Hâtons notre marche; peut-être, quand nous serons arrivés, trouverons-nous, à la vue des faits, l’explication de ce que vous assurez ne pas bien comprendre.


SCÈNE IX.[→]

Les précédents, les trois corps de DRUSIANA, de FORTUNATUS et de CALLIMAQUE.

JEAN.[→] Au nom du Christ, quel prodige vois-je ici? Le sépulcre est ouvert, le corps de Drusiana a été jeté hors de sa tombe; à côté gisent deux cadavres enlacés dans les nœuds d’un serpent!

ANDRONIQUE.[→] Je devine ce que cela signifie. Durant sa vie, le jeune Callimaque aima Drusiana d’un amour criminel. Drusiana en fut contristée; le chagrin qu’elle en conçut la fit tomber dans la fièvre, et elle invita la mort à venir la visiter.

JEAN.[→] L’amour de la chasteté a-t-il pu la pousser jusque-là?