ÉPHREM.[→] Je m’en félicite; je ne doute pas que vous n’ayez retrouvé Marie.
ABRAHAM.[→] Je l’ai retrouvée, en effet, et je l’ai ramenée avec joie au bercail.
ÉPHREM.[→] C’est l’œuvre de l’assistance divine; je le crois.
ABRAHAM.[→] Il n’en faut pas douter.
ÉPHREM.[→] Je voudrais savoir de quelle manière elle a maintenant réglé ses mœurs et sa vie.
ABRAHAM.[→] Suivant ma volonté.
ÉPHREM.[→] Rien ne peut lui être plus utile.
ABRAHAM.[→] Elle s’est soumise à tout ce que je lui ai ordonné de faire, quelque difficile, quelque pénible que cela fût.
ÉPHREM.[→] Cette obéissance est digne d’éloge.
ABRAHAM.[→] Revêtue d’un cilice, se mortifiant par des veilles et par un jeûne continuel, elle observe la discipline la plus austère et force son corps délicat à subir l’empire de l’âme.