Un Précédent.
Autrefois, on avait pour la condition sociale, le mépris que l’on a actuellement pour le sexe féminin. Avant 1848 les hommes des basses classes et les bourgeois instruits mais non fortunés, ne pouvaient pas plus que les femmes aujourd’hui, opiner sur les lois qu’ils subissaient. Il a fallu que les ouvriers s’insurgent, fassent des barricades en demandant la réforme, pour que le bulletin de vote fut octroyé à de savants professeurs, à des membres de l’Institut qui ne payaient point les deux cents francs d’impôts exigés pour être électeurs.
C’est encore avec une apparence de raison, que les monarchistes, imbus du principe d’autorité, maintiennent la femme dans une condition inférieure à celle de l’homme; mais, les républicains qui écrivent sur les murs: Liberté! Egalité! se mettent en contradiction avec eux-mêmes, en laissant le sexe masculin spolier le sexe féminin de ses droits.
Les députés, voient sans déplaisir les électeurs s’amoindrir en compagnie de serves, alors, que ceux-ci ont au contraire intérêt à s’augmenter au contact de citoyennes, afin d’être à même de contrôler les actes de leurs mandataires, de les nommer pour une période plus courte, jusqu’à ce qu’ils puissent exercer directement le gouvernement.
Quand tout le monde convient que hommes et femmes sont équivalents, ont chacun des qualités propres, que les deux intelligences, les deux énergies, masculine et féminine, sont aussi absolument indispensable l’une que l’autre pour réaliser le mieux être souhaité; n’est-il point temps pour l’homme, de renoncer au stupide préjugé qui fait de sa mère qu’il aime tant, son inférieure?
Si les Français comprenaient leurs véritables intérêts, la première question résolue serait cette question motrice: l’universalisation du suffrage aux femmes.
LES FEMMES SONT LES NÈGRES
Alors que les nègres votent, pourquoi les blanches ne votent-elles pas?
Alors que des nègres siègent à la Chambre, pourquoi des femmes ne peuvent-elles pas sauvegarder au Parlement les intérêts de leur sexe?