Au XVIIe et au XVIIIe siècle, des femmes furent ambassadrices: Mme Delahaye-Vanteley fut envoyée à Venise, Mme de Guébriant à Varsovie.
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En 1789, les femmes du Tiers-Etat adressèrent une pétition au roi pour demander que les hommes ne puissent exercer les métiers de femmes: tels que couturière, brodeuse, modiste.
L’Assemblée Constituante, en avril 1791, par un décret-loi, donna aux femmes le droit d’héritage, en supprimant les droits d’aînesse et de masculinité dans le partage des successions. Mais en abolissant les privilèges féodaux et coutumiers, cette même Assemblée Constituante enleva à une catégorie de femmes, le droit qu’elle possédait de se faire représenter aux assemblées politiques.
A la suprématie nobiliaire, succéda alors la suprématie masculine, les ex-détentrices de fiefs, de même que les «vilaines» furent exclues de l’affranchissement général, c’est-à-dire que la majorité de la nation fut mise hors la loi et hors l’humanité.
En excluant les femmes des affaires publiques, on causa la faillite de la révolution; car on faussa son principe égalitaire et on la priva des agents qui pouvaient faire rapidement triompher ses idées.
Les Françaises auxquelles on refusait leur part des conquêtes du mouvement révolutionnaire, avaient en participant à l’effervescence générale contribué à faire s’établir le conflit entre la nation et la royauté. Souvent, elles avaient donné le signal de l’action, en sonnant le tocsin dans les clochers.
En 1788, à la Journée des Tuiles, on avait vu les Dauphinoises mêlées aux Dauphinois, lancer en guise de projectiles des tuiles contre les soldats du roi qui s’opposaient à la convocation des Etats-Provinciaux.
Ces femmes, avaient les premières compris que Grenoble devait garder le parlement dans ses murs, sous peine de déchoir et de voir se restreindre sa prospérité. Aussi, elles s’en étaient constituées les gardiennes, montant la garde, veillant en armes, autour du château de Vizille où siégeaient les Etats du Dauphiné qui préparèrent la révolution.
Quand on convint d’obtenir de la cour, le retrait des troupes. Ce fut à une de ces si vaillantes femmes et à un colonel, que fut confiée la mission d’aller s’entendre, à ce sujet, avec le comte de Clermont-Tonnerre. On affirmait ainsi, que le maintien du parlement à Grenoble, était dû au sexe féminin.